Un collégien de la Côte-d'Or, considéré comme difficile, a été condamné ce jeudi à Dijon à quatre ans de prison, dont deux fermes. Ce verdict intervient après qu’il a brandi un couteau face à la directrice de son établissement en mars 2024, déclenchant ainsi l'alerte anti-intrusion.
Le tribunal pour enfants, qui jugeait l'affaire à huis clos, a prononcé une peine légèrement inférieure aux cinq ans requis par l'accusation. La victime, directrice d'un collège situé dans un quartier sensible de la banlieue dijonnaise, a reçu le soutien d'un certain nombre de militants éducatifs qui dénoncent la violence en milieu scolaire.
Selon Ouest-France, bien que le collégien ait encouru jusqu'à vingt ans d'emprisonnement compte tenu de la gravité de la menace, le tribunal a pris en compte son âge et son parcours, considérant qu'il mérite une seconde chance par le biais d'un suivi en milieu ouvert.
Les spécialistes s'interrogent sur l'escalade de la violence observée dans les établissements scolaires. « Nous devons nous pencher sur les causes profondes de ces comportements », souligne Anne-Marie Laurent, psychanalyste et auteure d'études sur l'éducation. Cette affaire engendre de multiples discussions sur la sécurité en milieu scolaire et la nécessité d'un encadrement renforcé pour les élèves en difficulté.
Ce jugement fait écho à des préoccupations croissantes au sein de la communauté éducative, qui appelle à davantage de ressources et de programmes de prévention pour lutter contre la violence à l'école.







