Lors d’un contrôle routier ordinaire en décembre, les policiers de Gradignan interceptent une jeune femme, livreuse de stupéfiants, qui cache quelques grammes de cocaïne dans son soutien-gorge. Sur son téléphone, son employeur est désigné par un pseudo, un jeune homme de 22 ans, tout juste sorti de prison et sous contrôle judiciaire.
Les investigations menées par les équipes de la police ont rapidement permis d’identifier son complice, un homme de 32 ans de Cenon, au casier judiciaire vierge. Il apparaît que depuis plusieurs mois, ces deux amis s’étaient engagés dans un trafic de drogue organisé, en utilisant Telegram pour commercialiser leurs produits. Leurs échanges en ligne ressemblent à des publicités, vantant leur « professionnalisme » et « convivialité », démontrant ainsi une certaine amateurisme, selon les enquêteurs.
Le kit du parfait trafiquant
Lors des perquisitions menées à leurs domiciles, les autorités trouvent de petites quantités de cocaïne et de cannabis, ainsi que tout le nécessaire pour mener à bien leur activité criminelle. La procureure a qualifié leur matériel de « kit du parfait trafiquant » lors de l’audience au tribunal correctionnel de Bordeaux, le 26 février.
Lors de leur comparution, les deux suspects ont avoué face aux juges. L'un a expliqué : « Ma mère a plus de 50 ans et ne peut pas travailler. Il fallait ramener de l’argent à la maison ». L’autre a mentionné avoir des dettes s'élevant à 6 000 euros, justifiant ainsi leur entrée dans le trafic. Les avocats ont qualifié ces explications de « lunaires », assimilant leurs agissements à ceux de « Pieds Nickelés du trafic de stupéfiants », soulignant à quel point leurs motivations paraissent déconcertantes.
Le jugement a été sans appel : le Taillanais a été condamné à dix-huit mois de prison ferme, tandis que son acolyte de Cenon a écopé de la même peine avec sursis.







