En Seine-Saint-Denis, trois individus ont été liés à une agression survenue en juillet 2024, ciblant une influenceuse et son amie. Ces dernières avaient été dépouillées de leurs biens de luxe lors d'une nuit d'horreur.
Fin janvier, à Bobigny, deux hommes âgés de 22 à 24 ans ont été mis en examen pour vol avec arme et association de malfaiteurs. Ils sont accusés d'avoir agressé la femme de 44 ans, alors qu'elle se trouvait chez une amie. Les deux hommes ont été placés en détention suite à leur présentation devant le juge.
Toutes les preuves pointent vers une opération préméditée. Le 21 juillet, aux alentours de 5 heures du matin, leurs victimes ont été surprises dans un appartement de la rue Ernest-Renan. Deux hommes, encagoulés et masqués, ont fait irruption, brandissant une arme pour intimider les jeunes femmes. Ils ont ensuite dérobé divers objets de valeur, avant de disparaître dans la nuit. Les victimes ont rapidement déposé plainte.
Les enquêteurs du Service départemental de police judiciaire de Seine-Saint-Denis (SDPJ 93) ont débuté une enquête approfondie. Ils ont constaté que la porte de l'appartement a été dégradée, et que du ruban adhésif avait été utilisé pour bloquer l'accès à l'immeuble.
Les trois suspects identifiés par les enquêteurs
En passant au crible les communications téléphoniques, les forces de l'ordre ont mis à jour le profil d'un certain Evan, âgé de 20 ans, déjà connu des services de police. Il semble qu'il ait exécuté des repérages et préparé le terrain pour ses complices. Lors de l'enquête, la victime a reconnu son visage sur une photo mais a précisé qu'elle ne le connaissait pas. Insoupçonné au départ, Evan a finalement été localisé en Angleterre, où il purge déjà une peine pour trafic de drogue.
Les investigations ont également conduit à l'identification des deux autres suspects, qui sont eux aussi incarcérés à Nanterre et à Auxerre. Un lien entre les trois hommes a été établi, tous venant du même quartier en France. Ils ont été transférés vers les locaux de la PJ à Bobigny pour être entendus.
Lors des interrogatoires, l'un des suspects a choisi de garder le silence tandis que l'autre a avoué son implication, tout en désignant Evan comme l'instigateur. Un mandat d'arrêt a été lancé pour extrader ce dernier de Grande-Bretagne. Bien que les preuves suggèrent qu'ils savaient que la victime était présente, les suspects n'ont pas révélé comment ils avaient obtenu cette information.







