C'est avec une attitude nerveuse que ce jeune homme de 20 ans, mesurant 1,90 mètre, s'est présenté devant le tribunal de Bergerac (Dordogne) ce jeudi 12 mars. L’auteur de ce rodéo urbain, qui a heurté un véhicule le vendredi 6 mars à Bergerac, a plaidé coupable des faits qui lui sont reprochés.
Sans emploi depuis deux ans et vivant chez ses parents, le prévenu a témoigné qu'il avait acquis la motocross seulement deux jours avant l'accident. "J’avais reçu un appel, j'ai décidé de prendre la moto pour rejoindre un ami", a-t-il expliqué, sans véritable conviction. Au cours de cette journée, il aurait commis plusieurs infractions : circulation en roues avant, excès de vitesse, non-respect des panneaux de signalisation, utilisant ainsi un engin interdit sur la route, a souligné la présidente du tribunal.
Pour son avocat, cet incident est un "accident banal", soutenant qu'un excès de vitesse peut arriver à tout le monde. Le jeune homme, jugé en liberté et sans antécédents judiciaires, a présenté ses excuses lors de l'audience.
Lorsque la présidente a évoqué la présence de deux autres motocyclistes ayant également conduit de manière dangereuse, le prévenu n'a pas su répondre clairement. "Imaginez un instant que vous soyez blessé, que ressent la personne en face ?" a-t-elle tenté de lui faire comprendre. L’accusé, visiblement détaché, a simplement exprimé des regrets.
Faire passer un message
La plaignante, qui s’est déclarée très affectée par cet incident, a évalué son préjudice à près de 7 000 euros, tant moral que matériel. "Mon premier réflexe a été de remercier que mon petit-fils ne se trouvait pas dans la voiture", a-t-elle témoigné.
En écho à une condamnation précédente d'un autre motard pour des faits similaires à Monbazillac, le procureur a insisté sur la nécessité d'envoyer un message fort : "Nous ne sommes pas là pour faire un exemple, mais les conséquences de telles actions sont graves pour les impliqués ainsi que pour les autres usagers de la route".
Le tribunal a finalement décidé d'imposer dix mois de prison avec sursis, assorti d'un suivi probatoire de dix-huit mois. Le condamné doit également s'acquitter des dommages et intérêts et effectuer un stage de prévention à la sécurité routière. En outre, son engin a été confisqué, et il devra réaliser 70 heures de travail d'intérêt général.







