Le collectif de victimes de l'ancien chirurgien Joël Le Scouarnec, condamné à 20 ans de réclusion pour des viols et agressions sexuelles sur près de 300 personnes, a récemment été reçu au ministère de la Justice. Lors de cet échange, les autorités ont voulu écouter les témoignages des victimes et comprendre les enjeux liés à ce dossier emblématique.
Manon Lemoine, la porte-parole du collectif, a exprimé une certaine insatisfaction après cette réunion, soulignant l'absence de calendrier pour les actions futures. "Nous avons besoin de revoir régulièrement nos interlocuteurs pour faire avancer les choses", a-t-elle déclaré, rappelant que des représentants des ministères de la Santé et de la Justice étaient présents lors de cette rencontre. Malgré un échange constructif, aucun engagement ferme n'a été pris.
Le collectif milite pour des propositions concrètes afin d'éliminer les dysfonctionnements systémiques mis en avant par l'affaire Le Scouarnec. Ils ont sollicité la création d'une commission dédiée aux violences sexuelles sur mineurs au sein de la Haute Autorité de Santé (HAS). Cette initiative pourrait structurer les pratiques professionnelles et améliorer la prise en charge des victimes. Les discussions se poursuivront avec le ministère de la Santé, comme l’a précisé Manon Lemoine.
Joël Le Scouarnec a été arrêté en 2017 après des plaintes pour viol. L'enquête qui a suivi a mis au jour des journaux détaillant une liste de victimes, suscitant l'indignation au sein de la société. Le collectif, qui regroupe environ 70 membres, appelle à une révision des lois sur la pédocriminalité et une meilleure protection des enfants.
Il est essentiel de donner aux victimes une voix, et cette rencontre avec le ministère de la Justice pourrait être une première étape vers des changements significatifs. Les autorités doivent maintenant agir avec diligence pour répondre aux attentes de celles et ceux qui ont souffert en silence.







