Un juge fédéral a décidé ce mardi de suspendre la construction de la salle de bal souhaitée par Donald Trump à la Maison Blanche, apportant une réponse favorable à une demande de la National Trust for Historic Preservation (NTHP), une organisation à but non lucratif chargée de la préservation des édifices historiques.
Le juge Richard Leon a souligné : « Le président des Etats-Unis est le gardien de la Maison Blanche pour les générations futures de familles présidentielles. Cependant, il n’en est pas le propriétaire ! » Cette décision de justice rappelle que le projet doit obtenir l’aval du Congrès.
Malgré cette suspension, le juge précise : « Il n’est pas trop tard pour que le Congrès autorise la poursuite de la construction de la salle de bal. Le président peut à tout moment demander au Congrès d’accorder expressément l’autorisation de réaliser ce projet, financé par des fonds privés. »
La NTHP avait saisi la justice en décembre, accusant l’administration Trump de violations légales en matière d’évaluation et d’absence d’autorisation du Congrès pour cet ambitieux projet.
réactions de trump et autres critiques
Dans un message partagé sur son réseau Truth Social, Trump a qualifié la NTHP de « groupe d’extrémistes de gauche », critiquant leur action en justice concernant une salle de bal qu'il affirme être « moins coûteuse que prévu, en avance sur le calendrier, sans frais pour le contribuable, et le plus beau bâtiment mondial de son type ». Il dénonce également le manque d'attention portée à la rénovation du Kennedy Center, qu'il a fait renommer « Trump-Kennedy Center ».
En octobre dernier, il avait lancé des travaux en démoli une aile entière de la Maison Blanche pour faire place à la salle de bal, destinée à accueillir jusqu'à 1 000 invités pour diverses réceptions et dîners à l'honneur de dirigeants étrangers.
Ce projet ambitieux, l'un des plus significatifs jamais entrepris sur ce célèbre site depuis plus d'un siècle, a vu son budget prévu grimper de 200 millions à 400 millions de dollars, financé par des contributions privées.







