Ce mardi, une fusillade a éclaté devant le consulat israélien à Istanbul, vide de ses diplomates, et a coûté la vie à un assaillant, selon les autorités turques.
Deux policiers, présents en service, ont également été légèrement blessés lors de l'incident, a confirmé le ministère de l'Intérieur. Le gouverneur provincial, Davut Gül, a précisé que seul un assaillant a été abattu, rectifiant ainsi une première information relayée par la télévision nationale TRT, qui évoquait initialement deux morts.
Les autorités ont rapporté qu’un groupe non identifié avait ouvert le feu sur des policiers aux alentours de midi, avant d'être ciblé par des tirs de riposte. Selon une source proche, aucun diplomate israélien ne se trouvait en Turquie au moment des faits, la sécurité des représentations diplomatiques israéliennes ayant été renforcée suite aux attaques du Hamas sur le sol israélien le 7 octobre dernier.
Le ministre de l'Intérieur, Mustafa Çiftçi, a indiqué que les assaillants étaient arrivés en véhicule de la province d'Izmit, voisine d'Istanbul. Le ministère a également déclaré que l'homme abattu avait des liens avérés avec une organisation terroriste instrumentalisant la religion.
Sur place, des dizaines de policiers, équipés de gilets pare-balles, ont été déployés autour du consulat, situé dans un quartier d'affaires très fréquenté d'Istanbul. Des journalistes de l'AFP ont observé des traces de sang sur le sol et des ambulances évacuant des blessés.
Des images diffusées par la chaîne NTV montrent des policiers ouvrant le feu dans cette zone animée, ajoutant à la tension ambiante. Une enquête a été ouverte par le parquet d'Istanbul, avec la participation de trois procureurs désignés pour les investigations, a annoncé le ministre turc de la Justice, Akin Gürlek, sur la plateforme X.
- Condamnations internationales
L'ambassadeur des États-Unis à Ankara, Tom Barrack, a fermement condamné l'attaque, la qualifiant d'acte de violence inacceptable. En décembre dernier, une opération similaire avait provoqué la mort de plusieurs policiers lors d'affrontements avec des groupes armés liés à l'État islamique.
Par ailleurs, Burhanettin Duran, directeur de la communication présidentielle en Turquie, a dénoncé cette attaque « perfide » contre les forces de l'ordre, affirmant que l'intervention rapide avait permis d'éviter un drame plus grand. Il a ajouté que cette violence ne saurait infléchir la détermination de la Turquie à poursuivre sa lutte contre le terrorisme.







