Le ministère de l'Économie et des Finances a révélé le mardi 7 avril que la lutte contre la fraude fiscale a permis de récupérer la somme exceptionnelle de 17,1 milliards d'euros, en partie grâce à l'intelligence artificielle.
L'année 2025 a été marquée par des efforts significatifs contre la fraude fiscale. Le bilan annuel du contrôle fiscal, annoncé par Bercy, révèle un montant record réclamé aux particuliers et entreprises qui avaient tenté de déjouer le fisc. Sur les 17,1 milliards d'euros détectés, 2,8 milliards l'ont été grâce à des technologies avancées. Ce montant représente une augmentation de 3 % par rapport à 2024, qui avait déjà établi un précédent avec 16,7 milliards d'euros.
L'utilisation d'outils d'intelligence artificielle, comme le « data mining », a permis d'automatiser l'analyse de vastes ensembles de données. Cette technique a facilité plus de 57 % des contrôles chez les entreprises et 63 % chez les particuliers, soulignant l'importance croissante de la technologie dans le domaine fiscal.
Rendre la fraude impossible
« Grâce à ces 17 milliards d'euros mis en recouvrement, les sommes notifiées pour fraude fiscale continuent de croître, surtout en matière de fiscalité patrimoniale », a commenté David Amiel, ministre de l'Action et des Comptes publics, dans un communiqué. « La méthode la plus efficace pour faire face à la fraude reste celle qui la rend impossible », a-t-il ajouté, soulignant la nécessité de moderniser les outils et méthodes de détection des fraudes, devenues de plus en plus sophistiquées. Selon le Ministère, cette modernisation s'accompagnera également d'une révision législative pour renforcer la lutte contre les fraudes fiscales et sociales.
Parallèlement, un projet de loi, qui suscite des débats au sein de l'hémicycle, est en cours d'examen et vise à permettre à l'État de récupérer 1,5 milliard d'euros supplémentaires. La collaboration entre technologie et législation semble être le chemin choisi pour renforcer les capacités de l'État face à la fraude fiscale.







