Des pourparlers historiques ont débuté entre les États-Unis et l'Iran au Pakistan, signalant des efforts pour mettre fin à l'escalade des tensions au Moyen-Orient.
Dans un contexte de guerre qui perturbe l'économie mondiale, les représentants iraniens et américains ont entamé samedi à Islamabad des discussions bilatérales inédites. Ces pourparlers, marquant un tournant depuis la Révolution islamique de 1979, se déroulent en format trilatéral avec des officiels pakistanais, qui ont réussi à établir un cessez-le-feu de deux semaines, entré en vigueur mercredi, selon la Maison-Blanche.
Dans la soirée, la télévision d'État iranienne a rapporté deux sessions déjà tenues, tandis qu'une troisième est prévue pour bientôt, mais sans donner plus de détails. Selon un responsable pakistanais, les négociations progressent de manière positive, et l'ambiance est décrite comme "cordiale" sous couvert d'anonymat.
Côté américain, la délégation, dirigée par le vice-président J.D. Vance, inclut des émissaires de haut niveau, dont Jared Kushner, gendre de l'ancien président Donald Trump. L'Iran est représenté par des figures clés telles que Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement, et le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. Trita Parsi, expert au Quincy Institute, a souligné que l'Iran arrive à ces pourparlers avec davantage de crédibilité grâce à ce niveau de représentation.
Deux navires passent le détroit
Les tensions demeurent, notamment autour du détroit d'Ormuz, un passage vital pour l'approvisionnement mondial en hydrocarbures. La veille, les forces armées américaines avaient annoncé que deux navires avaient traversé ce passage, précédant une opération de déminage. Cependant, un haut responsable militaire iranien a nié cette affirmation.
Les discussions se déroulent dans un climat de tensions persistantes, avec des millions de vies touchées par le conflit. Les récentes violences ont causé des milliers de victimes, surtout en Iran et au Liban, après un mois de conflits déclenché par des frappes israélo-américaines.
Une étape cruciale
Malgré des difficultés évidentes, les discussions continuent d'attirer l'attention de nombreux pays, dont l'Égypte, la Turquie et la Chine, tous soucieux de stabiliser la région. Le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, a qualifié cette négociation de "make or break", signifiant qu'ils doivent se montrer efficaces pour établir une trêve durable.
Les exigences des États-Unis continuent d'être perçues comme élevées, notamment concernant le détroit, selon des sources iraniennes. Ce dialogue, bien que périlleux, offre un potentiel inhabituel pour un compromis à long terme.







