Samedi 11 avril, les États-Unis, le Pakistan et l'Iran ont lancé des discussions déterminantes dans la capitale pakistanaise, Islamabad, visant à mettre un terme à la guerre au Moyen-Orient, en cours depuis le 28 février dernier suite à l'attaque israélo-américaine contre l'Iran.
Le vice-président américain, JD Vance, est arrivé à Islamabad, entouré de l’émissaire spécial, Steve Witkoff, et de Jared Kushner, gendre de l'ancien président Donald Trump. De son côté, l'influent président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, avait précédé la délégation américaine et s'est rendu au Pakistan avec une équipe de plus de 70 personnes. Le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, a réuni les deux délégations ce samedi pour dialoguer sur les moyens de parvenir à une solution.
Les discussions trilatérales, qui ont débuté peu avant 17 heures, marquent une étape historique : il s'agit des premières négociations directes entre Washington et Téhéran depuis la Révolution islamique de 1979.
Deux navires américains ont passé le détroit d’Ormuz
Le détroit d'Ormuz, crucial pour le transport mondial de pétrole, est utilisé par Téhéran comme levier de pression. Il est de facto bloqué depuis le début du conflit, entraînant des répercussions significatives sur l'économie mondiale. Selon *Politico*, l'ancien président Trump a affirmé qu'une démarche de « déblocage » de cette voie maritime était en cours.
Des médias américains ont récemment rapporté que deux bâtiments de la marine américaine avaient franchi récemment le détroit, information qui a été démentie par un haut responsable militaire iranien. Le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, Centcom, a clarifié qu'il s'agissait de destroyers en mission pour préparer un déminage de la zone, récemment minée selon leurs informations.
« Demandes excessives »
Le détroit d'Ormuz est au cœur des tensions entre les deux nations. Comme l'a rapporté *Financial Times*, les négociations semblent s'être heurtées à un mur concernant la gestion de ce passage maritime. Téhéran souhaite maintenir son autorité sur le détroit, tandis que Washington propose un contrôle conjoint.
Les médias iraniens évoquent des « demandes excessives » formulées par les représentants américains lors des discussions, qui vont au-delà du simple contrôle du détroit.
Quid des avoirs iraniens ?
Une source de haut niveau en Iran a indiqué à l'agence Reuters que les États-Unis étaient ouverts à débloquer des avoirs gelés en dehors du pays, en échange d’un passage sécurisé à travers le détroit d'Ormuz. Toutefois, un responsable de la Maison-Blanche a rapidement nié cette affirmation, précisant que les réunions n'avaient pas encore débuté.
Cependant, d'autres sources proches de la délégation iranienne ont mentionné à *Al-Jazeera* que Washington avait effectivement accepté de dégeler ces avoirs dans le cadre des sanctions internationales. Les négociations pourraient se poursuivre dans les jours suivants, avec l'espoir de parvenir à un accord au-delà du cessez-le-feu actuel qui prendra fin dans quelques semaines.







