L'écrivain Boualem Sansal, récemment gracié par le président algérien Abdelmadjid Tebboune, souhaite porter plainte contre lui, une fois les conditions réunies. Lors d'une table ronde à l'Assemblée nationale, il a partagé ses intentions avec l'avocat Richard Malka, abordant le thème du "livre politique, source d'engagement".
Sansal, 81 ans, qui a subi près d'un an d'incarcération, a déclaré : "Je lui ai écrit en prison et j'ai promis de le poursuivre en justice si je sortais. Je vais tenir parole." Il a été condamné sur des accusations d'espionnage et de terrorisme, des charges qu'il considère infondées et basées sur ses critiques du gouvernement algérien.
Une lutte pour la justice
Il a précisé que la procédure est déjà lancée. "Mon avocat a préparé un dossier destiné à la justice internationale contre M. Tebboune," a-t-il précisé. Alors qu'il évoque le cas du journaliste Christophe Gleizes, incarcéré pour avoir critiqué le régime, il se prépare à un combat long et difficile, mais il assure : "Je vais aller jusqu'au bout."
Sansal estime ne pas avoir bénéficié d'un procès équitable. Récemment, il a quitté son éditeur historique, Gallimard, pour rejoindre Grasset, marquant une rupture en raison de divergences sur la gestion de sa situation durant son incarcération. Dans une tribune rendue publique, il a exprimé sa frustration concernant les démarches diplomatiques ayant conduit à sa libération, qu'il juge insuffisantes face à la répression dont il a été victime.
"J'ai toujours défendu une résistance active contre le régime d'Abdelmadjid Tebboune," souligne-t-il. L'auteur reste déterminé à faire entendre sa voix contre l'injustice qu'il a subie, et son parcours en tant que dissident littéraire demeure un sujet de vigilance pour beaucoup.







