Le maire de New York, Zohran Mamdani, a célébré ce week-end ses 100 premiers jours à la tête de la ville. Dans son discours, il a affirmé sans détour sa volonté de défendre une politique socialiste, faisant écho à sa conviction : "Je n'ai aucune honte à utiliser l'action publique pour le bien de la majorité, et non seulement de quelques privilégiés." Il a poursuivi en déclarant : "Tant pis pour ceux qui tentent de stigmatiser le mot 'socialiste'. Nous allons démontrer que cela peut fonctionner."
Ses premiers pas à la mairie ont été marqués par des actions concrètes. Mamdani n’a pas hésité à revendiquer des travaux d’entretien des infrastructures, affirmant avoir fait colmater plus de 102 000 nids-de-poule. "Si nous ne sommes pas capables de gérer les détails sur le terrain, pourquoi devrions-nous être dignes de confiance pour les plus grandes réformes ?", a-t-il questionné, illustrant ainsi sa méthode de gouvernance basée sur des actions immédiates et visibles.
Initiatives sociales et préoccupations du quotidien
À l’horizon, le maire prévoit l’ouverture de plusieurs épiceries municipales à prix abordables, l’une de ses promesses phares pour alléger le coût de la vie pour les 8,5 millions d'habitants de New York. Il a récemment lancé, avec l'appui de l'État, des programmes de garde d'enfants gratuits pour les plus jeunes, démontrant une attention particulière envers les familles. Par ailleurs, la restructuration du comité chargé de réguler les loyers a été un autre pas significatif. Ce comité pourrait potentiellement imposer un gel des loyers, conformément aux engagements pris durant sa campagne électorale.
Ses propositions, cependant, rencontrent des résistances, notamment sur la question de la gratuité des transports en commun, actuellement encore à l'étude. Le soutien à une taxation plus stricte des plus riches a également été au cœur des discussions publiques, prouvant que les promesses électorales sont parfois plus faciles à formuler qu'à mettre en œuvre.
Les réalisations de Mamdani sont à l'origine de divers ressentis parmi les citoyens. Selon un sondage récent, 48 % des New-Yorkais jugent favorables ses initiatives depuis son entrée en fonction. Toutefois, la perception est plus mitigée parmi certaines communautés, avec 68 % des électeurs hispaniques et 58 % des électeurs noirs considérant que la direction de la ville n'est pas satisfaisante. Malgré cela, une majorité de 59 % des habitants apprécient son équilibre avec le pouvoir fédéral, notamment en ce qui concerne ses interactions avec la Maison Blanche.







