Depuis avril 2024, Begoña Gomez est la cible d'une enquête qui soulève des questions graves sur ses relations avec le premier ministre espagnol, Pedro Sanchez. Des allégations de corruption et de détournement de fonds ont conduit à son inculpation officielle, comme l’a rapporté le tribunal lundi dernier. En effet, un juge a accusé Gomez de trafic d'influence, de détournement de fonds et d’appropriation illicite, mettant en lumière un scandale qui pourrait entacher le gouvernement de Sanchez.
Cette enquête a surgi au milieu de plusieurs cas de corruption touchant des membres de la famille du président, ainsi que d'anciens partenaires politiques. Le juge Juan Carlos Peinado, qui a ouvert cette affaire, examine de près si Gomez a tiré parti de son statut pour des gains personnels. Cette conclusion repose sur l’alerte d’un groupe anticorruption lié à l'extrême droite, ce que Sanchez a qualifié de manœuvre pour déstabiliser son gouvernement.
Les accusations portent essentiellement sur la création d'une chaire à l'Université Complutense de Madrid, que Gomez co-dirige, avec des allégations selon lesquelles des fonds publics auraient été mal utilisés pour des intérêts privés. L’enquête a révélé que la chaire aurait servi d’outil pour ses ambitions personnelles, comme l’a noté le juge Peinado dans sa décision.
En dépit des vraies préoccupations soulevées, Begoña Gomez est actuellement en visite en Chine avec son mari et continue de nier toutes les accusations portées contre elle. Elle n'est pas la seule à être impliquée ; David Sanchez, le frère de Pedro, est également sous le feu des projecteurs pour des questions de trafic d'influence touchant des contrats administratifs. De leur côté, les critiques de l'opposition ne se sont pas fait attendre, avec des appels à la démission du couple. Les analyses des experts sur ce sujet, comme le politologue Joaquín Navarro, mettent en exergue l'impact que ce scandale pourrait avoir sur la stabilité du gouvernement espagnol.







