Une récente étude met en lumière l'éclairage artificiel nocturne sur notre planète. Alors que le taux d'éclairage augmente dans de nombreux pays, l'Europe de l'Ouest, et plus particulièrement la France, se démarque par un déclin marqué.
D'après cette recherche, publiée dans la revue Nature, l'éclairage nocturne mondial a connu une hausse de 16 % entre 2014 et 2022. Les grandes nations industrielles comme la Chine et l'Inde se sont distinguées avec une impressionnante multiplication de la lumière nocturne par 5,5 en seulement neuf ans, principalement due à l'expansion rapide des zones urbaines.
En revanche, la France a enregistré une réduction significative de son éclairage nocturne, s'élevant à 33 %. Ces résultats proviennent d'une analyse effectuée par les chercheurs de l'université de la Ruhr en Allemagne, qui ont examiné quotidiennement les données satellitaires de 1h à 4h du matin.
Des nuits plus noires ailleurs aussi pour des raisons diverses
Outre la France, plusieurs autres pays ont également vu leur éclairage nocturne diminuer. Le Royaume-Uni a enregistré une baisse de 22 %, les Pays-Bas de 21 % et le Venezuela, intriguant, une chute de 26 %. Chaque pays présente des raisons variées pour ce phénomène, qu'il serait intéressant d'explorer.
Des experts en urbanisme et en environnement pointent du doigt des initiatives visant à réduire la pollution lumineuse et à préserver la biodiversité nocturne. Cette tendance pourrait-elle annoncer un changement dans notre approche de l'urbanisme et de l'environnement ? Un questionnement qui mérite d'être approfondi.







