Le pétrolier Deyna, fortement soupçonné d’être rattaché à la « flotte fantôme » russe, vient de quitter les eaux françaises. Ce navire avait été intercepté en Méditerranée le 20 mars dernier par la marine française avant d’être immobilisé dans le golfe de Fos-sur-Mer.
Selon un communiqué publié par le ministère de la Justice, le préfet des Bouches-du-Rhône ainsi que le préfet maritime de la Méditerranée, l’immobilisation a été levée après la condamnation de la société propriétaire du navire. Le tribunal judiciaire de Marseille a prononcé une amende pour défaut de pavillon, suite à une comparution sur reconnaissance de culpabilité.
Un nouveau pavillon à l’horizon
Le montant de l’amende a été transféré à l'Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués (Agrasc). Le Deyna, sous pavillon mozambicain, était resté sous surveillance des autorités maritimes françaises jusqu'à son départ des eaux sous juridiction nationale. Cette opération s’est inscrite dans une série d’actions françaises visant à contrer la navigation de navires soupçonnés d’aider Moscou à contourner les sanctions économiques imposées à la Russie en raison de la guerre en Ukraine.
Ce pétrolier est le troisième présumé de cette flotte intercepté par les autorités françaises. Emmanuel Macron a affirmé fin mars que Paris ne tolérerait pas le financement illégal des opérations militaires russes. Comme l'expert maritime Julien Roch, le souligne : « Le contrôle des navires est crucial pour empêcher le contournement des sanctions ».
Un porte-parole de la société propriétaire a assuré que des démarches étaient déjà en cours pour obtenir un nouveau pavillon, soulignant l’importance de régulariser la situation du navire dans les plus brefs délais.







