Israël et le Hezbollah s'accusent mutuellement de manquer au respect d'un cessez-le-feu récemment prolongé.
Le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a donné l'ordre à l'armée de viser "avec force" les installations du Hezbollah au Liban, suite à des signalements de violations des accords de cessez-le-feu. Cette déclaration a été faite le samedi 25 avril, par l'intermédiaire d'un communiqué officiel de son cabinet. Selon les informations militaires, des incidents ont été rapportés malgré le prolongement de l'accord cette semaine, comme l'indique Franceinfo.
Dans un rapport séparé, le ministère de la Santé libanais a enregistré des conséquences tragiques à la suite des frappes israéliennes dans le sud du pays, rapportant six décès. En réaction, l'armée israélienne a annoncé l'"élimination" de trois membres du Hezbollah, qui se seraient déplacés dans un véhicule chargé d'armes. Des douilles d'armes ont également été interceptées, semblant témoigner d'une "violation flagrante des accords de cessez-le-feu", selon les déclarations militaires israéliennes.
En guise de représailles, le Hezbollah a affirmé avoir ciblé un véhicule israélien dans le sud du Liban, comme réponse à l'attaque contre Yohmor al-Shaqeef.
Un cessez-le-feu précaire
L'agence ANI a relayé des informations sur de lourds bombardements israéliens touchant diverses localités du sud libanais. On signale aussi une "violente explosion" à Khiam, une ville clef proche de la frontière israélo-libanaise, où l'armée israélienne a largement détruit des habitations. L'armée a également averti la population de ne pas retourner dans plusieurs zones considérées comme dangereuses à proximité de la "ligne jaune", une démarcation établie à environ 10 kilomètres à l'intérieur des terres libanaises.
Cette escalade souligne la fragilité de la situation au Liban, où les tensions restent à un niveau élevé, comme l'a confirmé l'analyste militaire Jean-Paul S. lors d'une récente interview avec Le Monde. Selon lui, "la dynamique de violence entre Israël et le Hezbollah pourrait avoir des répercussions sur l'ensemble de la région, rendant plus complexe toute dynamique de paix".







