Madagascar a officialisé la déclaration de «persona non grata» d'un membre de l'ambassade de France à Antananarivo, citant des actes considérés comme incompatibles avec son statut diplomatique, comme l'a rapporté le ministère des Affaires étrangères malgaches.
Depuis que les militaires ont pris le pouvoir en octobre, le pays s'est orienté vers la Russie, révisant ses liens internationaux, notamment avec la France, ancienne puissance coloniale. Cette décision fait écho à l'évacuation récente de l'ex-président Andry Rajoelina par les autorités françaises suite à son renversement, un acte qui n'a pas été oublié par la junte au pouvoir.
Le communiqué de la diplomatie malgache précise que «déclarer persona non grata un agent de l'Ambassade de France accrédité à Antananarivo, en raison d'agissements estimés incompatibles avec son statut (...) concernant des actes de déstabilisation impliquant des ressortissants malagasy et étrangers.» Cette accusation soulève des questions sur la confiance entre Madagascar et ses anciens partenaires.
Des experts en relations internationales notent que cette situation pourrait marquer un tournant dans les relations entre Madagascar et la France. Comme l'indique l'analyste politique Jean-Michel Dubois, «ce type de tensions montre un désir de souveraineté accrue de Madagascar. Le rapprochement avec la Russie pourrait être interprété comme une volonté de diversifier ses alliances.» Cette dynamique pourrait influencer les futures négociations et collaborations dans la région.
Alors que ce développement sur le front diplomatique se déroule, la situation intérieure de Madagascar demeure précaire. Des citoyens inquiets se demandent comment ces tensions pourront affecter leur vie quotidienne. Une citoyenne, Marie, déclare : «Nous ne voulons pas d'instabilité. Nous souhaitons la paix et la prospérité pour notre pays.»







