Les tensions sont toujours aussi vives entre James Comey et l'actuel président américain. Cible récurrente des accusations de Donald Trump, l'ancien directeur du FBI a été récemment inculpé pour avoir prétendument menacé « la vie et l'intégrité physique » du chef de l'État. Cette inculpation émane d'un jury de Caroline du Nord, se basant sur une publication sur les réseaux sociaux datant de mai 2025, jugée menaçante par l'administration Trump.
Dans une déclaration vidéo sur Substack, Comey, âgé de 65 ans, a affirmé : « Je reste innocent, et je n'ai pas peur. Je crois toujours en une justice fédérale indépendante. » Cette inculpation s'ajoute à un contexte tendu, où des accusations politiques se mêlent à des manœuvres judiciaires.
Trump limoge des ministres pour mieux cibler ses opposants
Ce nouvel épisode judiciaire survient alors que Trump a récemment évincé sa ministre de la Justice, Pam Bondi, en raison de tentatives infructueuses de poursuivre ceux qu'il considère comme des ennemis. Il a nommé Todd Blanche, ex-numéro deux du ministère et ancien avocat personnel, pour mener l'intérim. Blanche a affirmé lors d'une conférence de presse : « Aucune menace contre la vie du président ne sera tolérée. » Chaque accusation à l'encontre de Comey pourrait entraîner jusqu'à dix ans de prison.
En novembre dernier, une juge fédérale avait annulé des inculpations initiales contre Comey, jugeant les actions de Trump comme étant politisées. Rappelons que Comey avait été renvoyé par Trump en 2017 alors que le FBI enquêtait sur des ingérences russes lors de l'élection de 2016.
Un président revanchard
La nouvelle inculpation de Comey est liée à une photo créée sur Instagram, où des coquillages formaient le chiffre « 86 47 », souvent interprété comme un appel à l'élimination d'une personne, associé à Trump, 47e président des États-Unis. Elle a été supprimée par la suite.
D'autres personnalités politiques, comme le sénateur Dick Durbin, dénoncent cette procédure, la qualifiant d'attaque orchestrée par un « ministère de la Justice instrumentalisé par un président avide de revanche ». Ce contraste met en lumière l’utilisation du système judiciaire pour des causes politiques, exacerbant ainsi les divisions au sein du pays.
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