Dans une intervention marquante relayée par La Tribune Dimanche du 3 mai, le Premier ministre français Sébastien Lecornu a encouragé TotalEnergies à adopter un "plafonnement généreux des prix à la pompe". Cette initiative vise à redistribuer les surprofits substantiels réalisés par le géant pétrolier, alimentés par la hausse des prix du brut et la crise géopolitique au Moyen-Orient.
"Un plafonnement généreux serait bénéfique pour les consommateurs français", a déclaré Lecornu, répondant ainsi aux critiques grandissantes concernant les bénéfices soudains de TotalEnergies. En effet, le groupe a annoncé une augmentation de 51% de son bénéfice net au premier trimestre 2023, en grande partie induite par la flambée des prix de l'énergie en raison des tensions internationales.
Face à cette situation, le Parti socialiste a proposé une loi pour imposer une taxation sur ces surprofits, un projet soutenu par l'ensemble de la gauche. Le Rassemblement national a également exprimé son accord, Marine Le Pen soulignant que si le plafonnement devait se révéler insuffisant, la taxation serait une voie nécessaire à envisager.
Une mesure prolongée tant que le conflit durera au Moyen-Orient
Actuellement, TotalEnergies a fixé un tarif maximum de 1,99 euro par litre pour l'essence sans plomb et 2,09 euros pour le diesel. Le groupe a affirmé qu'il maintiendrait cette politique de plafonnement tant que la crise au Moyen-Orient perdurera. Cette décision a reçu un accueil favorable, mais reste sous l'étroite surveillance des acteurs politiques concernés.







