Ce week-end, l'Iran a lancé un avertissement audacieux aux États-Unis, les mettant face à un dilemme : choisir entre un "mauvais accord" ou une opération militaire jugée "impossible", après les récentes déclarations de Donald Trump sur un éventuel rejet de la nouvelle proposition de Téhéran.
Les relations entre les deux nations sont dans un état de stagnation, malgré l'instauration d'un cessez-le-feu le 8 avril, après plus de 40 jours de frappes israélo-américaines suivies de représailles de la part de l'Iran. Les tentatives diplomatiques pour relancer les discussions, notamment celles qui se sont tenues à Islamabad, ont échoué, avec des divergences persistantes allant de la sécurité maritime dans le détroit d'Ormuz à la question nucléaire.
Selon une déclaration diffusée par la télévision d'État, le service de renseignement des Gardiens de la Révolution a souligné que "la marge de manœuvre des États-Unis se réduit", exhortant Trump à faire un choix difficile. Ils ont aussi révélé que l'Iran voit dans l'attitude de la Chine, de la Russie et de l'Europe un changement de ton vis-à-vis de Washington.
Dans un ton menaçant, Mohsen Rezaei, ancien commandant des Gardiens devenu conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei, a déclaré : "Les États-Unis sont le seul pirate mondial à posséder des porte-avions. Nous avons la capacité de les confronter ; préparez-vous à les voir finir au fond de l'océan".
Lors de ses récentes interventions, Trump a indiqué qu'il allait analyser un plan proposé par l'Iran, sans toutefois détecter un consensus. "Les Iraniens n'ont pas encore payé un prix suffisant pour leurs actions depuis la fondation de leur République", a-t-il précisé sur son réseau social Truth Social.
Des agences de presse iraniennes ont relayé que Téhéran avait transmis aux États-Unis, via le Pakistan, un plan en 14 points en vue de résoudre le conflit dans un délai de 30 jours. Selon l'agence Tasnim, Téhéran exige un retrait des forces américaines des zones adjacentes, la levée du blocus des ports, des réparations financières, et un mécanisme de sécurité dans le détroit d'Ormuz, entre autres points.
Au même moment, la situation au Liban s'aggrave, Israël ayant ordonné de nouvelles évacuations suite à des frappes récentes qui ont déjà coûté la vie à plusieurs personnes. Le sujet de l'armement nucléaire, qui demeure central pour les États-Unis et Israël, n'est pas abordé dans le plan iranien, bien qu'il soit au cœur des préoccupations internationales.
La guerre a déjà causé des milliers de pertes, notamment en Iran et au Liban. Ses répercussions continuent de secouer l'économie mondiale, alors que les prix du pétrole atteignent des sommets inédits.
Washington applique un blocus sur les ports iraniens, tandis que l'Iran entérine le verrouillage du détroit d'Ormuz, un passage clé pour la circulation des hydrocarbures. Interrogé sur l'éventualité de nouvelles opérations militaires, Trump a évité de donner une réponse claire, évoquant que "si les Iraniens se conduisent mal, il pourrait y avoir des conséquences".
En attendant, bien que le président ait informé le Congrès que les hostilités étaient "terminées", la présence continue des forces américaines dans la région contredit cette affirmation et alimente le mécontentement face à une guerre de plus en plus impopulaire.
Enfin, l'Iran a également mis en avant un récent verdict de son pouvoir judiciaire, qui a mené à l'exécution de personnes accusées de divers crimes, un acte qui suscite des inquiétudes quant aux droits de l'homme dans le pays.







