Selon l'analyse approfondie de CNN, les dégâts infligés à 16 des 17 bases américaines de la région sont bien plus graves que ce que l'administration Trump avait admis. Ces installations, qui hébergent environ 40 000 militaires, ont subi des frappes significatives dans plusieurs pays du Moyen-Orient, tels que l'Arabie Saoudite, Bahreïn, les Émirats Arabes Unis, l'Irak, la Jordanie, le Koweït et le Qatar.
Une investigation de CNN concentre son attention sur l'état de ces infrastructures. Il s'avère que ces dommages sont bien plus étendus que ce qu'avait reconnu l'administration américaine. Parmi les installations affectées, plusieurs radars et avions de surveillance, vitaux pour les opérations américaines, ont été gravement endommagés, notamment à la base de Prince Sultan en Arabie Saoudite.
Des experts, comme le contre-amiral Bertrand de Lignières, ancien conseiller spécial d'État-major des Armées, estiment cependant que "les bases militaires restent opérationnelles" et que l'armée américaine a la capacité de déployer des ressources supplémentaires dans la région.
Des images satellites inquiétantes
En effet, CNN a pu démontrer, à l'aide d'images satellites, que certaines bases seraient aujourd'hui endommagées au point d'être inutilisables. Le conflit actuel illustre la vulnérabilité inattendue de l'armée américaine, même face à sa supériorité conventionnelle.
Un rapport du New York Times souligne que plusieurs bases sont désormais qualifiées de "pratiquement inhabitables" à la suite des attaques. À ce propos, Marc Lynch, directeur du Project on Middle East Political Science, a mis en avant l'impact dévastateur de ces frappes iraniennes sur l'archétype de l'hégémonie américaine dans la région.
Pour aggraver la situation, l'Iran aurait secrètement eu accès à un satellite chinois, le TEE-01B, qui aurait été utilisé pour surveiller des bases américaines, facilitant ainsi ces frappes. La situation, selon des observateurs, s'avère préoccupante, remettant en question l'efficacité des stratégies militaires américaines au Moyen-Orient.
Les conséquences humaines restent limitées grâce à une évacuation préventive du personnel militaire vers des installations moins vulnérables. Toutefois, ces confrontations posent question quant à la durabilité de la présence militaire américaine dans la région.







