L'essentiel
- Les « fake injectors » se présentent sur les réseaux sociaux comme des professionnels qualifiés, mais seuls les médecins peuvent réaliser ces actes en France.
- Les injections illégales représentent 40 % des actes de médecine esthétique, avec une augmentation alarmante des signalements.
- Une journaliste de 20 Minutes a enquêté en se faisant passer pour une cliente d'un « fake injector ».
Refaire ses lèvres pour 100 € au lieu de 400 €, une offre alléchante, n’est-ce pas ? Pourtant, derrière ce prix défiant toute concurrence se cachent souvent des « fake injectors » sur des plateformes comme Instagram et Snapchat. Ces imposteurs se présentent comme des professionnels formés, mettant en avant des transformations spectaculaires, mais faussées.
Bien que ces faux injecteurs puissent séduire par des tarifs plus accessibles, les risques d'abîmer son visage ou de nuire à sa santé sont bien réels. Un tragique incident survenu le 20 mars dernier a révélé les dangers : une femme de 40 ans a perdu la vie suite à une injection illégale. Rappelons que, en France, seuls les médecins ont la légitimité d'effectuer de telles interventions.
une menace en pleine expansion
Les chiffres parlent d'eux-mêmes : l'Ordre des médecins a enregistré 128 signalements en 2024, un chiffre qui a grimpé à 213 en 2025. Ces actes illégaux représentent 40 % de la médecine esthétique, engendrant un manque à gagner d'environ 800 millions d’euros pour les véritables praticiens, comme le souligne le Cercle des Bonnes Pratiques de Médecine Esthétique.
Pour mener l'enquête, une journaliste de 20 Minutes a sollicité une session avec une manipulatrice d'injection sur Instagram. Les échanges ont été rapides et le rendez-vous fixé pour le lendemain. Peu de questions ont été posées, à peine une photo des lèvres.
Sur place, la fausse esthéticienne a présenté un cabinet apparemment bien tenu, arguant que tout était désinfecté. Le produit utilisée, d’origine coréenne, a été mis en avant. Cependant, la Dr Anne Grand-Vincent, médecin esthétique et fondatrice du Cercle des Bonnes Pratiques, a mis en garde contre l'utilisation de produits non homologués par l’Agence Nationale de la Santé. Elle a précisé que l'apparente propreté du cabinet ne garantit en rien la sécurité des injections.
Pour ancrer cette problématique au cœur des discussions, visionnez le reportage complet sur le site en replay.







