Le 5 mai, sur le réseau social X, Mohammad Bagher Ghalibaf a indiqué que le conflit avec les États-Unis dans le détroit d'Ormuz n'avait "même pas commencé", après une série de tensions entre les forces iraniennes et américaines. Ces commentaires surviennent suite à des incidents survenus dans cette zone stratégique, connue pour le transit d'un cinquième du pétrole mondial.
"La sécurité de la navigation et du transit énergétique dans le détroit d'Ormuz est compromise par la violation de cessez-le-feu par les États-Unis et leurs alliés", a déclaré Ghalibaf.
En continuant son message, il a ajouté : "Nous savons pertinemment que le maintien du statu quo est intolérable pour les États-Unis, alors que nous n'avons même pas encore commencé." Ces déclarations marquent une escalade des tensions dans une région déjà instable.
Appels à la désescalade
Les demandes de désescalade se multiplient dans la région, amplifiées par des incidents récents impliquant des frappes iraniennes contre les Émirats arabes unis. Celles-ci représentent les premiers actes offensifs d'Iran à l'encontre d'un pays du Golfe après une période de calme d'un mois. Des sources locales alertent sur le risque d'une nouvelle crise humanitaire et énergétique.
Depuis le début des hostilités le 28 février entre États-Unis et Israël, qui ont déjà coûté des milliers de vies en Iran et au Liban, Téhéran maintient sa mainmise sur cette voie navigable cruciale. Selon Libération, le contrôle du détroit d'Ormuz par l'Iran soulève des inquietudes quant à la stabilité du marché pétrolier mondial.
Les tensions croisées et les provocations militaires continuent de s'intensifier, soulevant des préoccupations parmi les experts en géopolitique. Selon le politologue Gilles Kepel, cité par BFM TV, l'attente semble se concentrer sur une réponse stratégique bien définie de la part des États-Unis face à l'escalade de tensions.







