« Cela prouve que la Russie rejette fermement la paix et que ses faux appels au cessez-le-feu du 9 mai ne correspondent en rien aux véritables efforts diplomatiques », a déclaré Andriï Sybiga, le ministre ukrainien des Affaires étrangères, après des attaques massives de drones sur le pays, quelques heures après une trêve unilatérale annoncée par Kiev.
Dans la nuit de mardi à mercredi, la Russie a mené des frappes avec environ une centaine de drones, illustrant son mépris pour les vies humaines en Ukraine, d'après les autorités ukrainiennes. Ces attaques font suite à des frappes précédentes qui ont coûté la vie à près de 30 civils. Selon des sources, ces actes militaires se sont intensifiés, notamment dans les régions de Kharkiv et Zaporijjia.
Sybiga a souligné que « 108 drones et trois missiles » avaient été utilisés lors des frappes, ajoutant que ces actions démontrent l'indifférence de Moscou face aux souffrances des civils. Un officier ukrainien a affirmé que les combats se poursuivent dans le secteur de Kramatorsk, indiquant que les forces de l'armée ukrainienne continuent de réagir en conséquence face aux violations du cessez-le-feu.
De son côté, le ministère russe de la Défense a fait état de la destruction de plusieurs drones ukrainiens, mais n'a pas confirmé si cela était lié à l'annulation de la trêve. Les deux parties semblent animées par une dynamique d'escalade, avec une Ukraine qui intensifie ses frappes en profondeur, visant des infrastructures clés en Russie, tandis que Moscou renforce ses bombardements sur des civils.
Le président ukrainien a exhorté ses alliés à condamner ces attaques injustifiées. Cette situation soulève des inquiétudes quant à l'avenir des négociations, alors que le conflit perdure sans issue. Les pressions internes et externes continuent de jouer un rôle majeur, et les commémorations du 9 mai à Moscou se préparent dans un climat d'incertitude dû à la menace persistante des drones ukrainiens.
Le conflit en Ukraine, débuté en février 2022, est devenu le plus sanglant en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale, et malgré les appels incessants pour une trêve prolongée, les discussions restent au point mort, exacerbées par la situation au Moyen-Orient, où les États-Unis cherchent également à jouer un rôle de médiateur.







