Le MV Hondius, touché par un foyer d’hantavirus, est attendu dimanche 10 mai au large des îles Canaries pour le rapatriement de ses 150 passagers et membres d'équipage, encadré par l'OMS.
Le navire de croisière MV Hondius, récemment touché par un foyer d’hantavirus, atteindra les côtes canariennes ce dimanche 10 mai dans le cadre d'une opération d'évacuation inédite, orchestrée par les autorités espagnoles pour déplacer près de 150 personnes vers leur pays d’origine. La ministre espagnole de la Santé, Mónica García Gómez, a annoncé que le navire accosterait entre 4 h et 6 h, heure locale (c'est-à-dire entre 5 h et 7 h heure de Paris), et qu'une partie de l'équipage restera à bord pour continuer vers les Pays-Bas.
Les autorités régionales des Canaries ont exprimé des réserves concernant l'accostage sur leur île, il a finalement été décidé que le MV Hondius mouillerait simplement au large pour procéder aux évacuations entre dimanche midi et lundi, la météo étant un facteur déterminant pour cette instance.
« Ce n’est pas un nouveau Covid »
Dans une lettre à la population de Tenerife, Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS, a manifesté sa compréhension envers les inquiétudes des locaux. Il a déclaré : « J’ai besoin que vous m’entendiez clairement : ce n’est pas un nouveau Covid. Le risque actuel lié au hantavirus est faible. », tout en reconnaissant la gravité de la souche andine du virus. « Trois personnes ont perdu la vie, et nos pensées vont aux familles. Cependant, le risque dans votre vie quotidienne reste faible », a-t-il rassuré, conscient des souvenirs persistants de la crise sanitaire précédente.
Le rapport de l’OMS daté de vendredi recense six cas confirmés d’hantavirus sur huit cas suspects, ainsi que trois décès, des faits alarmants compte tenu de l’absence de traitement spécifique pour cette maladie, qui peut engendrer un syndrome respiratoire aigu.
Les Espagnols évacués en premiers
Les ministres espagnols de la Santé et de l’Intérieur ont tenu une conférence de presse à Madrid pour clarifier les modalités de l’évacuation, en insistant sur le fait qu'il n'y aurait « aucun contact » avec la population locale. « Les passagers débarqueront de manière échelonnée et ordonnée », a expliqué Mónica García Gómez, en commençant par les 14 Espagnols, tous équipés de masques FFP2.
Les passagers seront transférés à terre par une embarcation plus petite avant d'être conduits à l'aéroport de Tenerife-Sud pour un retour immédiat dans leur pays. « Tout est prêt », a noté Fernando Grande-Marlaska, garantissant que toutes les zones de transit seraient sécurisées, y compris la mise en place d'une zone maritime d'exclusion autour du navire. Les opérations de rapatriement sont déjà en cours pour les États-Unis, le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne, la Belgique, l’Irlande et les Pays-Bas. Notons qu’au milieu de la semaine, trois personnes avaient déjà été débarquées au Cap-Vert.
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