Seize individus liés à l'école maternelle Saint-Dominique à Paris ont été interpellés et placés en garde à vue le 20 mai 2026 par la brigade des mineurs, dans le cadre d'une enquête sur des violences sexuelles dans le périscolaire parisien.
Le parquet de Paris a confirmé que ces interpellations concernent plusieurs personnes déjà suspendues et liées à des enquêtes préliminaires sur des faits de violences sexuelles, selon Le Monde. L'école maternelle située dans le 7e arrondissement est ciblée comme l'un des épicentres de ce scandale.
La procureure de Paris, Laure Beccuau, a précisé que des enquêtes ont été ouvertes pour des violences potentielles dans 84 écoles maternelles, une vingtaine d’écoles élémentaires et une dizaine de crèches. Ces informations ont été relayées par RTL.
Le parquet évoque que cette opération vise à mettre au jour des abus d'« natures et de gravités diverses ». Les investigations sont placées sous la direction de la Brigade de protection des mineurs (BPM).
Actuellement, des mesures judiciaires ont été prises, dont trois ouvertures d'informations judiciaires et cinq convocations devant le tribunal correctionnel. Un animateur se trouve déjà en détention provisoire suite à ces accusations, selon la magistrate qui souligne l’urgence de ce dossier.
78 agents suspendus, dont 31 sous suspicion de violences sexuelles
Depuis le début de cette année, 78 animateurs et agents de la ville ont été suspendus, dont 31 en lien avec des soupçons de violences sexuelles. La situation a été qualifiée de « systémique » par Emmanuel Grégoire, nouveau maire de Paris.
Face à la gravité de ce scandal, un plan d’action d’une valeur de 20 millions d’euros pour le périscolaire a été annoncé, visant à renforcer la sécurité et la transparence au sein de ce secteur. Ce plan inclut notamment une cellule d’écoute dédiée pour les familles.
Les parents continuent de demander des mesures supplémentaires, alors que des collectifs comme SOS Périscolaire et #MeTooEcole réclament une approche nationale. Certains syndicats dénoncent une « politique de répression » adoptée par la municipalité, évoquant des suspensions automatisées dans un secteur déjà en sous-effectif. Une grève a d'ailleurs été annoncée jusqu'au 22 mai.







