Avec seulement trois points attribués à la chanson "Choke Me" de la Roumanie, la participation moldave au concours Eurovision 2026 a provoqué une onde de choc dans le pays. Ce petit score n'a pas empêché Alexandra Capitanescu de se hisser à la troisième place de la compétition, mais il a suscité la colère de nombreux membres du public.
"Nos sentiments envers la Roumanie ne peuvent être que des sentiments d'amour," a déclaré Vlad Turcan, le président de la télévision publique moldave, qui a décidé de démissionner de son poste le 18 mai. Son départ fait suite à des critiques acerbes sur la décision du jury moldave, qui a été perçue comme un affront envers un pays voisin qui partage des liens culturels étroits avec la Moldavie.
Les réseaux sociaux et les médias nationaux sont en émoi, et de nombreuses voix s'élèvent pour dénoncer ce vote jugé injuste. Un expert en culture musicale de l’Université de Chisinau a même déclaré : "La musique doit rassembler, et un tel score ne fait que diviser. La Moldavie et la Roumanie doivent travailler ensemble, pas l'inverse." De son côté, l'analyste politique Maria Ionescu a ajouté que cette situation pourrait ternir les relations entre les deux pays, alertant sur l'importance de la diplomatie à travers des événements culturels.
Ce coup de tonnerre dans le paysage médiatique moldave pose question : qu'est-ce qui a conduit à une telle décision de la part du jury ? Les experts suggèrent que des considérations politiques pourraient avoir influencé le vote, alors que les tensions régionales persistent. Selon une enquête récente de Moldova24, une majorité de la population s'oppose à la manière dont le jury a évalué la performance Roumaine, souhaitant plus de transparence dans le processus de vote.
Les retombées de cette affaire pourraient donc avoir un impact durable sur les relations entre la Moldavie et la Roumanie, deux nations séparées par des frontières mais unies par l'histoire et la culture.







