Visé par plusieurs plaintes pour violences sexuelles, Patrick Bruel a vécu une arrivée tumultueuse sur la scène du théâtre Édouard VII, le 27 mai. Trois militantes du collectif féministe NousToutes ont crié « Bruel ! Violeur ! » avant d’être calmement évacuées.
Au cours de la représentation de Deuxième partie, des vidéos partagées sur les réseaux sociaux montrent les femmes, masquées aux couleurs de l'artiste avec le mot « Violeur » barré, s'exprimant de manière dérangeante lorsque Bruel a fait son entrée. La sécurité a réagi rapidement, mettant fin à cette interruption après avoir escorté les militantes hors de la salle.
Une spectatrice présente ce soir-là a témoigné : « Au bout de dix minutes, des femmes hurlaient. Elles ont été prises en charge par la sécurité et évacuées calmement. La pièce a repris normalement après leur départ. » Les autres spectateurs sont restés stoïques, peu réactifs à la situation.
Patrick Bruel est ciblé par au moins dix plaintes pour des accusations de viol, tentative de viol et agressions sexuelles en France, ainsi qu'une enquête en cours en Belgique. L’artiste a vigoureusement contesté les allégations portées contre lui, dans un contexte où le mouvement #MeToo continue de soulever de profondes questions sur la violence à l'égard des femmes.
Les militantes s'expriment
« Plusieurs militantes avaient un message très clair à passer : 'Bruel, les sales connes te lâcheront pas', » a déclaré une membre de NousToutes à l'AFP sous couvert d’anonymat. Cet incident souligne l’urgence pour les artistes, en particulier ceux sous le feu des accusations, de répondre aux préoccupations sociétales croissantes vis-à-vis des violences sexuelles.







