Cyril, un fraisiculteur de La Feuillade en Dordogne, a pris une initiative surprenante face aux vagues de chaleur extrême. Pour protéger sa récolte de fraises, il a décidé de peindre en blanc le toit de ses serres. Cette méthode vise à créer de l'ombre et à abaisser la température intérieure, prévenant ainsi la détérioration des fruits. "C'est crucial pour la survie de ma production. Lorsque j'ai vu que les températures allaient atteindre les 34 à 35 degrés, j'ai immédiatement acheté de la peinture chez mon fournisseur pour agir vite", explique Cyril, qui gère une superficie totale de 3 500 mètres carrés de serres.
Cette action, qu'il effectue habituellement en juillet, était cette année d'une grande urgence. "Les touristes veulent des fraises l'été et je dois assurer la qualité de ma production", ajoute-t-il. En effet, à des températures trop élevées, les fraises deviennent trop molles, risquant ainsi de se transformer en fruits inutilisables. En peignant les toits, Cyril espère faire baisser le mercure de quelques degrés, une précaution indispensable pour un cultivateur soucieux de sa récolte.
Éviter les pertes
Sur le toit, sous un soleil accablant, il pulvérise la peinture en un geste précis. "Le thermomètre affiche déjà 40,6 degrés, mais grâce à cette technique, nous espérons revenir à des niveaux plus supportables, entre 35 et 37 degrés", souligne-t-il, tout en restant vigilant quant aux exigences de ses plants de fraisiers.
À l'heure où le réchauffement climatique impacte gravement l'agriculture en France, des experts comme ceux de la Chambre d'agriculture de la Dordogne recommandent des méthodes innovantes pour s'adapter à ces changements. "Ces initiatives, bien qu'inhabituelles, sont des réponses intelligentes aux défis actuels", affirme un spécialiste local. Ainsi, Cyril s'illustre non seulement comme un agriculteur, mais aussi comme un pionnier dans l'adaptation des techniques agricoles face aux conditions climatiques extrêmes.







