Un nouveau chapitre judiciaire s'ouvre en Israël. Ce jeudi, le ministère public a annoncé l'inculpation d'un proche conseiller de Benyamin Netanyahu, Yonatan Urich, après une fuite d'informations classifiées concernant le conflit à Gaza. Selon la lettre adressée à ses avocats, le procureur général a précisé qu'un acte d'inculpation sera déposé devant le tribunal de Tel-Aviv. Urich fait face à des accusations de "transmission non autorisée d'informations classifiées" et de "destruction de preuves", comme l'indique un document consulté par l'AFP.
L'affaire concerne la fuite d'un document classifié, prétendument issu du chef du Hamas, Yahya Sinouar, qui a été abattu par les forces israéliennes. Ce texte, qui a été transmis en 2024 à la publication allemande Bild, contredisait la censure militaire en stipulant que le Hamas ne chercherait pas de cessez-le-feu ni d'accord pour la libération des otages pris lors d'une attaque du mouvement palestinien le 7 octobre 2023.
Des accusations de manipulation du discours gouvernemental
D'après certaines sources, la fuite aurait été orchestrée pour renforcer l'argument du gouvernement selon lequel seule une pression militaire pourrait libérer les otages. Deux anciens conseillers de Netanyahu, Eli Feldstein et Ari Rosenfeld, ont également été inculpés fin 2024 dans cette affaire, tous deux pour "atteinte à la sécurité de l'État".
Urich, qui était l'un des principaux conseillers de Netanyahu, est par ailleurs impliqué dans le scandale du "Qatargate", où il est soupçonné d'avoir reçu des fonds du Qatar pour promouvoir ses intérêts à l'intérieur du pays, notamment dans le contexte du Hamas. Ancien porte-parole du parti Likoud, il dirige désormais une agence de conseil, mise en cause pour avoir été engagée par le Qatar afin de "polir son image" avant la Coupe du monde de football de 2022.







