Les répercussions du conflit au Moyen-Orient se font sentir jusqu'en France, où une inquiétude grandissante plane sur la disponibilité de masques, de gants, de cathéters et de seringues. La question se pose : les stocks de plastique nécessaires à la fabrication des équipements hospitaliers seront-ils suffisants ?
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À Bourg-en-Bresse, une usine française, malgré une production en pleine expansion, fait face aux effets néfastes de la crise pétrolière mondiale. Chaque jour, près de 1000 dispositifs médicaux à usage unique sortent de ses ateliers. Thierry Bieler, le directeur général d'Int' Air Medical, explique : "Tout ce qui est produit ici sert à des traitements en soins respiratoires.”
Cependant, ces dispositifs sont principalement fabriqués à partir de plastique, dont les coûts de production ont explosé de 25 % depuis le début du conflit en Iran. "Les coûts des matières premières vont atteindre 30 à 40 000 euros supplémentaires chaque mois. Si je n'augmente pas mes prix, nous devrons fermer dans quelques mois", avertit le directeur.
Des importations en danger
Le plastique nécessaire vient majoritairement du Moyen-Orient. Or, les difficultés d’acheminement des matières premières liées à la crise pétrolière entraînent une flambée des prix. Le polyéthylène, un matériau essentiel, a vu son prix monter de 824 à 1 055 euros la tonne. À l'hôpital de Gonesse, où l'on compte 950 lits, l'augmentation des coûts est déjà une réalité. "Un de nos fournisseurs de surblouses nous a récemment informés d'une hausse de prix en raison de la conjoncture géopolitique", raconte Clara Brunel, directrice des achats du GHT Plaine de France, évoquant une augmentation de 15 %.
Pour ses achats courants, l'hôpital dépense 30 millions d'euros par an, représentant un tiers de son budget. Ces hausses pourraient donc aggraver son déficit. "Il est probable que l'établissement doive faire face à une augmentation de ses dépenses d'achat", ajoute-t-elle. Bien que le ministère de la Santé assure qu'aucune pénurie n'est encore signalée, les autorités reconnaissent la persistance de risques à terme, une situation à surveiller de près.







