Le tribunal de Wiener Neustadt, en Autriche, a prononcé la peine de 15 années d'emprisonnement contre un jeune homme de 21 ans, Beran A., pour son implication dans des projets d'attentats djihadistes, dont un visant un concert de Taylor Swift, prévu à l'été 2024 à Vienne. Le jury a reconnu le prévenu coupable de toutes les accusations portées, y compris des infractions liées au terrorisme, après plusieurs heures de délibération.
Beran A. avait été appréhendé un jour avant le début de la série de concerts de la chanteuse, suite à des informations fournies par les services de renseignement américains. Les événements, qui devaient attirer plus de 170,000 spectateurs, ont été annulés pour des raisons de sécurité. Au cours de son procès, l'accusé a reconnu avoir ciblé précisément le lieu de la performance, affirmant également son appartenance à l'État islamique depuis 2023.
Une idéologie radicale en arrière-plan
Lors des audiences, il a déclaré avoir été convaincu de devoir "mener le djihad", bien qu'il exprimât également sa peur de mourir. Le procureur a indiqué qu'il avait tenté, sans succès, de concevoir une bombe artisanale. Deux experts médicaux ont témoigné qu'aucun trouble psychologique n'avait été détecté chez lui.
Les investigations ont également révélé d'autres projets d'attaque. Beran A. a également confessé s'être rendu à Dubaï en mars 2024 où il avait acquis des couteaux pour agresser des policiers, mais a finalement renoncé, pris de panique à la dernière minute. Il est accusé d'avoir sollicité des conseils en matière d'armement auprès de groupes de discussion ainsi que d'un responsable de l'État islamique, dont il relayait la propagande.
Des cibles diversifiées
Beran A. était co-accusé avec un autre jeune homme, Arda K., également âgé de 21 ans. Ensemble avec un troisième complice, Hasan E., actuellement incarcéré en Arabie saoudite, ils avaient établi un plan d'attaques visant des forces de l'ordre à La Mecque, Istanbul et Dubaï lors de leur voyage en mars 2024. Hasan E. avait, quant à lui, attaqué un agent de sécurité à La Mecque, blessant quatre personnes avant d'être maîtrisé.
En cours de procès pour complicité de tentative de meurtre, Beran A. et Arda K. ont contesté les accusations de coordination entre eux. L'avocate de Beran A., Anna Mair, a plaidé que son client n'était ni un leader, ni un cerveau idéologique et a demandé son acquittement. Toutefois, le procureur a souligné que les contacts entre les suspects étaient trop intenses pour ignorer la nécessité de condamner des actes aussi graves.







