En France, la consommation de lait est en nette diminution, confrontée à une concurrence accrue des boissons végétales et à un changement des habitudes alimentaires. Pour redresser la barre, la filière laitière annonce une offensive d'un milliard d'euros.
Selon les données du Syndilait, le syndicat représentant le secteur, la consommation moyenne de lait par personne se chiffre à seulement 39 litres par an, soit 2,6 milliards de litres au total. Ce chiffre a chuté depuis 2016, où il était de 3 milliards, et les prévisions indiquent une baisse de plus de 5 % d'ici 2025.
Ce déclin est attribué à plusieurs facteurs. D'abord, l'image du lait a évolué. Ce qui était autrefois considéré comme une boisson miracle est désormais perçu différemment. Autrefois, on croyait qu'un manque de lait dans l'alimentation pouvait avoir des conséquences sur la santé osseuse. Aujourd'hui, certains experts affirment qu'il n'est pas nécessaire d'en consommer au-delà de l'enfance, et que de nombreux adultes peuvent éprouver des difficultés à le digérer.
Par ailleurs, la structure des foyers a changé. Avec la montée des familles monoparentales, la forme de conditionnement du lait s’est adaptée : il se vend de plus en plus en briques, au détriment des packs complets. De plus, les habitudes de petit-déjeuner évoluent, et de nombreux Français choisissent de sauter ce repas.
Le télétravail et l’essor des boissons végétales impactent la consommation
Le télétravail a également modifié les routines matinales. Beaucoup optent pour un simple café au réveil, retardant le vrai petit déjeuner pour plus tard dans la matinée. En outre, l'inflation renforce les difficultés des ménages les plus modestes, souvent contraints de sauter ce repas crucial, ce qui constitue un défi supplémentaire pour la filière laitière.
La stratégie de relance comprend divers axes, allant de campagnes de sensibilisation à la valorisation des produits laitiers, afin de séduire à nouveau les consommateurs et de redynamiser ce secteur vital de l'économie française.







