Le tribunal de Woolwich a qualifié les actions des accusés de "terrorisme". Membres du groupe Palestine Action, considéré comme une organisation terroriste depuis juillet 2025, ils ont été condamnés à des peines de prison comprises entre quatre ans et huit mois à sept ans et huit mois.
Le 6 août 2024, ces quatre militants avaient infiltré un site d'Elbit Systems à Bristol, percutant les barrières de sécurité avec une camionnette avant de vandaliser le site. Leur arrestation a eu lieu suite à l'intervention des agents de sécurité et de la police. Ils ont été reconnus coupables de dommages criminels en mai dernier, avec des blessures infligées à une policière, le tout engendrant près d'1,2 million de livres en dégâts.
Une volonté d'influencer la politique gouvernementale
Au cours de l'audience, le juge Jeremy Johnson a déclaré que l'action des militants était un moyen d'"influencer" la politique du gouvernement britannique dirigé par Keir Starmer concernant Israël, visant également à "intimider" le personnel d'Elbit et d'autres entreprises collaborant avec eux.
Une manifestation de soutien a eu lieu devant le tribunal, où plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées. En réponse, la Metropolitan Police a procédé à 107 arrestations pour des manifestations de soutien au groupe Palestine Action.
Cette affaire soulève des questions sur la criminalisation des mouvements en faveur des droits palestiniens, un sujet de débat récurrent au sein de l'opinion publique au Royaume-Uni. Des experts appellent à un examen approfondi des implications juridiques de telles condamnations, certains estimant qu'elles pourraient dissuader d'autres actions militantes dans le futur.







