À Berlin, la mise en lumière d'un réseau criminel mené par Shao Zhiting, doctorant chinois en médecine, suscite des débats autour des violences sexuelles. Active entre 2020 et 2024, cette organisation aurait donc orchestré des agressions sexuelles en utilisant des méthodes de soumission chimique, comme le rapporte Courrier International.
Ce scandale a émergé suite à plusieurs plaintes à Francfort en 2024, entraînant l'arrestation de Zhang Dapeng, le présumé leader du réseau. L'analyse de ses appareils électroniques a révélé l’existence de près de 170.000 fichiers compromettants, témoignant de l’ampleur d’une organisation qui ciblait majoritairement des femmes chinoises via les réseaux sociaux, notamment WeChat.
Une comparaison troublante avec l'affaire Mazan
Les méthodes utilisées ajoutent une dimension inquiétante à cette affaire, souvent comparée à celle de Mazan en France. Selon des experts consultés, la soumission chimique et l’échange de conseils entre les membres du réseau renforcent le sentiment d'impunité parmi les agresseurs. Des investigations ont établi des liens entre des villes comme Francfort, Berlin, Munich et même Los Angeles, avec plusieurs suspects déjà identifiés.
Ainsi, plusieurs membres impliqués ont déjà écopé de lourdes peines, dont Zhang Dapeng, condamné à quatorze ans de prison en février 2026. Les recherches soulèvent des préoccupations quant aux milliers d’utilisateurs de groupes Telegram où circulaient des contenus liés aux agressions, laissant transparaître un réseau complexe d’avidité criminelle.
Le débat s'intensifie autour de la nécessité de réguler ces espaces numériques où la violence sexuelle semble prospérer, tout en questionnant le rôle de la communauté dans la dénonciation de telles pratiques.







