Fin mai, à Lille, les généraux européens et nord-américains se sont réunis pour un séminaire stratégique, placé sous l'égide de l’armée de terre française. Sous les voûtes historiques de la citadelle, bâtie au XVIIe siècle par Vauban, ces leaders militaires ont échangé leurs visions pour construire les forces armées de 2045.
Organisé par le général Benoît Desmeulles, ce symposium a marqué un tournant dans la conception de la défense européenne. Selon le général Philippe de Montenon, commandant de la force opérationnelle de l’armée de terre, « La qualité des participants et le nombre de pays représentés témoignent du poids croissant de l’armée française dans cette Europe en pleine réarment ». Il souligne que ce type d'événement est inédit en Europe, renforçant ainsi le rôle stratégique de la France.
Le retour du 1er corps d'armée français, disparu après la Guerre froide, est significatif. Ce corps offre la capacité de projeter une force dissuasive à l’Est et de rassembler des alliances. « L’époque actuelle appelle à une nouvelle vision, car les menaces sont moins visibles qu’auparavant », a-t-il ajouté.
Durant le séminaire, l’utilisation des drones et de l'intelligence artificielle a été un sujet phare, soulignant l'importance de moderniser les outils militaires pour répondre aux défis contemporains. Des experts, tels que ceux de l’Institut français des relations internationales, notent que « la militarisation de l’espace cybernétique et l’intégration des technologies avancées sont essentielles pour la défense du continent ».
En mêlant tradition et innovation, les forces armées européennes semblent désormais prêtes à entamer une transformation radicale, anticipant les exigences de 2045. Ce rassemblement à Lille ne marque pas seulement un tournant pour la France, mais aussi pour l'ensemble du vieux continent, en quête d’une stratégie commune adaptée aux conflits futurs.







