Des dizaines de juifs ultra-orthodoxes ont été arrêtés après avoir attaqué le domicile du vice-président de la Cour suprême israélienne. Cette escalade de tensions a été provoquée par l'arrestation de membres de leur communauté qui s'opposent à la conscription militaire, selon les déclarations des autorités policières.
Ce mercredi soir, les forces de l'ordre ont été dépêchées à Alon Shvut, une colonie en Cisjordanie occupée, suite à des signalements d'incidents graves. « Des émeutiers ont causé des dommages considérables au domicile et aux biens de Noam Sohlberg, le vice-président de la Cour suprême », a précisé la police. Des images relayées par plusieurs médias israéliens montrent des vitres brisées et des objets détruits devant la maison.
Le gouvernement dirigé par Benyamin Netanyahou prévoyait de soumettre un projet de loi visant à enrôler les juifs ultra-orthodoxes, traditionnellement exemptés du service militaire. Cependant, des sources rapportent que le Premier ministre, en raison de ses alliances politiques avec ces groupes, a retardé cette initiative. Il privilégie à la place une législation qui pourrait leur permettre de continuer à éviter le service militaire.
Une décision judiciaire contestée
La Cour suprême a réaffirmé son positionnement en faveur de leur incorporation à partir de 2024, mais le juge Sohlberg a exprimé à plusieurs reprises ses préoccupations concernant le manque d'action ferme de la police envers ceux qui refusent de se soumettre au service militaire. Récemment, plusieurs jeunes juifs ultra-orthodoxes ont été interpellés pour ne pas s'être présentés aux bureaux de recrutement, malgré des appels à rejoindre l'armée.
Ce n'est pas la première fois que des manifestations de ce type éclatent ; en avril, des manifestants ultra-orthodoxes avaient déjà envahi le jardin du chef de la police militaire israélienne, provoquant des incidents similaires.







