Les autorités de Crimée ont rapporté ce jeudi 4 juin que plusieurs frappes de drones ukrainiens ont causé la mort de quatre personnes dans la péninsule, annexée par la Russie. Cette annonce est intervenue juste après des attaques contre des installations énergétiques et militaires à Saint-Pétersbourg, qui marquaient l'ouverture du principal forum économique russe.
Le chef des autorités de Crimée, Sergueï Aksionov, a déclaré sur Telegram que "trois personnes ont été tuées et sept autres blessées" dans une attaque sur des infrastructures non résidentielles à Simferopol. Plus tard dans la journée, un quatrième décès a été confirmé, causé par une autre frappe sur un train de banlieue.
En réaction, le ministère russe de la Défense a affirmé avoir intercepté 272 drones ukrainiens lors d'une opération nocturne, attestant de la vigueur des hostilités entre Kiev et Moscou qui perdurent depuis plus de quatre ans.
Une attaque au lendemain du ciblage de sites russes
Cette offensive ukrainienne a coïncidé avec des frappes sur plusieurs cibles en Russie, notamment des sites clés à Saint-Pétersbourg. Invités de marque au forum économique, tels que des chefs d'État et des dirigeants d'entreprises, pouvaient voir la fumée s'élever en arrière-plan, accentuant l'atmosphère tendue qui prévaut.
D'après le président ukrainien Volodymyr Zelensky, les attaques ont visé des infrastructures militaires et pétrolières, alors qu'il a qualifié ces gestes de "réponse juste" aux provocations russes. "Les Russes doivent comprendre que nous répondrons à leurs attaques avec la même intensité", a-t-il affirmé.
Un risque d'escalade réelle
Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a exprimé des inquiétudes grandissantes quant à un risque d'escalade, alors que les deux parties semblent fermes dans leurs positions respectives. "L'Ukraine est devenue plus efficace pour mener des frappes à longue portée", a-t-il déclaré, soulignant qu'une résolution pacifique du conflit est de plus en plus lointaine.
D'un autre côté, la réponse russe ne s'est pas fait attendre. Le Kremlin a promis des "réponses systématiques" aux frappes menées par Kiev, exacerbant ainsi les tensions et rendant incertain le chemin vers la paix, tant espéré.







