Le jeudi 11 juin, alors que les élèves prenaient la direction de l'école primaire/collège Commodore John Rodgers, l'atmosphère s'est rapidement transformée en un moment de tension. À proximité, deux personnes, Jesus Acevedo-Sanchez et une femme non identifiée, ont été arrêtées par des agents de l'ICE, la police fédérale de l'immigration américaine. Cet événement a ravivé les discussions autour des méthodes d'intervention de l'agence, toujours entourées de polémique.
Selon des témoins cités par CNN, des enfants ont été présents lors de l'incident, provoquant une vague d'angoisse palpable. Les vidéos partagées sur les réseaux sociaux montrent l'homme menotté au sol, alors qu'un groupe d'enfants, dans un mini-van, criait craignant pour leur sécurité : "Ils vont nous arrêter! Ils vont nous enlever!" Jude Castellanos, une des personnes témoins de la scène, a évoqué les réactions des enfants qui n'ont pas manqué d'inquiéter le personnel éducatif.
Sherry Christian, porte-parole des écoles publiques de Baltimore, a affirmé que le personnel a agi rapidement pour mettre les élèves à l'abri, tout en exprimant des doutes sur les explications fournies par l'ICE après avoir visionné la vidéo de l'arrestation. Elle a souligné que les écoles n'avaient pas été informées de cette opération, remettant ainsi en cause la coordination avec l'agence fédérale.
La porte-parole du ministère de l'Intérieur, Lauren Bis, a défendu l'action de l'ICE, précisant qu'un agent avait été blessé lors de l'arrestation de Acevedo-Sanchez, qui aurait refusé d'obéir aux ordres. Les accusations portées à son encontre incluent résistance à arrestation et agression contre un agent.
La riposte des élus de Baltimore
Les élus de la ville ont été rapides à réagir, notamment le maire Brandon Scott, qui a exprimé son soutien aux familles touchées et a dénoncé la présence de l'ICE dans la ville, affirmant que cela engendrait plus de peur que de sécurité. Parallèlement, le sénateur Bill Ferguson a qualifié ces arrestations de "véritablement inadmissibles" sur les réseaux sociaux.
Le gouverneur du Maryland, Wes Moore, a également fait part de son indignation, appelant à une coopération qui ne mette pas en péril la sécurité des enfants ni ne sape la confiance dans les institutions locales: "Les mesures qui terrorisent les enfants, séparent les familles et causent l'angoisse ne renforcent pas notre sécurité", a-t-il déclaré.
Un climat de méfiance croissant plane donc autour des opérations de l'ICE, alors que des voix s'élèvent pour demander une réévaluation des méthodes employées par l'agence sur le territoire.







