Dans le village de Burqa, situé à l'est de Ramallah, un groupe de colons israéliens a attaqué une mosquée, incendié une voiture et causer des dommages considérables dans l'entrée de l'édifice religieux, avant de s'enfuir. Grâce à l'intervention rapide des habitants, l'incendie a pu être maîtrisé, comme l'ont rapporté plusieurs témoins à l'AFP.
Selon l'agence de presse palestinienne Wafa, d'autres attaques ont été signalées dimanche soir, illustrant une escalade des tensions. Un incendie s'est également déclaré à Deir Dibwan, où deux véhicules ont été la proie des flammes, témoignant d'une vague de agressions par des colons, souvent condamnées par la communauté internationale.
L'armée israélienne a précisé dans un communiqué avoir déployé des troupes dans cette région instable, mentionnant la nécessité de réagir face à ce qu'elle qualifie «d'émeutes violentes menées par des civils israéliens». Un porte-parole de l'armée a indiqué : «Des efforts sont en cours pour disperser ces émeutes, éteindre les incendies et éviter de nouveaux affrontements». Bien que les autorités militaires affirment «condamner fermement tous les actes de violence», cela soulève des interrogations quant à la protection des civils sur le terrain.
Le Bureau de l'ONU pour les affaires humanitaires (Ocha) a souligné en début de semaine que la violence exercée par les colons israéliens en Cisjordanie se trouve à un niveau «record», avec une fréquence tragique de six incidents par jour, entraînant des victimes et des dommages matériels significatifs.
Cette année, plus de 2 200 Palestiniens ont été déplacés à cause de ces violences et des démolitions de logements par les autorités israéliennes, d'après les données des Nations Unies. En Cisjordanie, qui abrite plus de 500 000 colons vivant dans des colonies jugées illégales selon le droit international, la cohabitation devient de plus en plus difficile face à plus de trois millions de Palestiniens.
Depuis l'occupation par Israël en 1967, les tensions n'ont cessé d'augmenter, et les récents événements, exacerbés par le conflit de Gaza, ont mis en lumière un cycle de violence durable et préoccupant.







