Depuis décembre 2025, un inspecteur du permis de conduire des Hautes-Pyrénées a été suspendu de ses fonctions à la suite de plusieurs plaintes déposées par au moins trois femmes, toutes employées dans des auto-écoles de la région de Bagnères-de-Bigorre. Ce cas troublant a conduit à l'ouverture d'une enquête préliminaire par le parquet de Tarbes, rapportent nos confrères d'ICI Béarn Bigorre.
Les plaignantes, des monitrices et directrices d'auto-écoles, ont découvert que l'inspecteur, âgé d'une cinquantaine d'années, avait pris des centaines de photos d'elles à leur insu. Bien que certaines de ces images semblent anodines, d'autres dévoilent des parties intimes des victimes. En outre, l'homme a récupéré des images de ses collègues à partir de leurs profils Facebook, ainsi que des documents d'identité de candidates à l'examen du permis.
Découverte des preuves par son épouse
Des preuves alarmantes ont été mises à jour par l'épouse de l'inspecteur, qui, en rangeant son bureau au début de l'automne 2025, a découvert plusieurs appareils électroniques. En accédant à ces dispositifs, elle est tombée sur des centaines de photos, ainsi que des vidéos où l'homme apparaît en train de se masturber devant des images de femmes, dont certaines sont des adolescentes. Elle a pris l'initiative de signaler ces découvertes à la gendarmerie de Bagnères-de-Bigorre.
Suite à cela, une perquisition a été réalisée chez le suspect en octobre 2025, permettant la saisie de tous les appareils incriminés. L'inspecteur a été placé en garde à vue dans la foulée.
Des excuses inquiétantes
Après deux mois de suspension, l'inspecteur a été officiellement suspendu par la préfecture. Une des victimes a rapporté à ICI Béarn Bigorre avoir confronté le suspect, qui a tenté de se défendre en disant : "Je suis malade, je dois me faire soigner".
Analyse des preuves par les enquêteurs
À l'issue de sa garde à vue, l'homme a été relâché. Le parquet de Tarbes a jugé qu'il n'y avait pas de risqué de récidive, étant donné sa suspension et la confiscation de ses appareils. Actuellement, les gendarmes examinent en profondeur les images trouvées pour vérifier combien d'autres femmes ont été filmées à leur insu. Jusqu'à présent, aucune vidéo de candidates au permis n'a été constatée.
Étonnamment, l'avocat de l'inspecteur n'a pas souhaité commenter la situation. La communauté locale suit de près les développements de cette affaire préoccupante.







