Marie, dont le nourrisson est hospitalisé à l'hôpital pédiatrique de Clocheville à Tours depuis le 30 avril, a saisi l'importance d'alerter l'État sur les conditions de travail précaires des soignants et l'accueil des patients dans cet établissement. À la veille d'un appel à la mobilisation au sein de l'hôpital, cette mère résidant dans le Loiret lance un "appel au secours" concernant l'état critique de l'hôpital pédiatrique.
Son enfant, hospitalisé pour une grave malformation cardiaque deux jours après sa naissance, a été victime d'une inondation dans le service de réanimation lors d'un orage, ce qui a affecté les appareils de suivi. "Mon bébé a été opéré le 30 avril. Lorsque la pluie est tombée, cela a touché les moniteurs qui surveillaient ses constantes et lui administraient ses médicaments," explique-t-elle.
Peu après cette mésaventure, Marie a dû faire face à une vague de chaleur avec l'absence de climatisation dans l'établissement. "Un simple ventilateur ne suffissait pas à garantir une température agréable pour mon tout-petit, dont le cœur est déjà affaibli," ajoute-t-elle, exprimant son désarroi. Des mesures d'urgence, comme l'utilisation de couvertures de survie pour essayer de rafraîchir les chambres, deviennent courantes, mais le manque de matériel et de personnel demeure flagrant.
Marie ne souhaite qu'une chose : alerter les autorités sur l'état catastrophique de l'hôpital. "C'est insupportable de voir des soignants dévoués travailler dans de telles conditions. C'est un appel à l'État pour qu'il libère des fonds et accorde aux hôpitaux les moyens financiers nécessaires," dit-elle avec colère. Les soignants de Clocheville, bien que très compétents et engagés, souffrent des ressources limitées qui entravent leur travail.
Samuel Rouget, directeur général adjoint du CHRU, reconnaît ces problèmes. "Je comprends son cri du cœur. Nous avons été touchés par de fortes intempéries, mais nous agissons pour améliorer la situation," assure-t-il. Des travaux de rénovation d'une valeur de 12 millions d'euros sont en cours, visant à répondre aux besoins immédiats, comme le changement des fenêtres, afin d'assurer un meilleur confort thermique.
À long terme, plusieurs projets sont à l'étude, notamment le développement des soins en oncologie pédiatrique et l'augmentation du nombre de lits pour les jeunes patients. Ces améliorations, bien qu'essentielles, nécessitent du temps et ne peuvent pas interrompre l'accueil des patients.
Marie espère que son appel sera entendu et que d'autres familles ne vivront pas les mêmes difficultés qu'elle. "La santé de nos enfants doit être une priorité," conclut-elle, en souhaitant que les conditions de travail des soignants de Clocheville s'améliorent rapidement.







