La guerre et les conflits armés continuent de laisser des cicatrices profondes à travers le monde, avec au moins 58 États et territoires affectés par des mines antipersonnel en 2025, d'après un rapport publié par le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme le 16 juin. Ce rapport fait état d'une situation alarmante, alors que près de trois décennies après l'adoption du Traité d'interdiction des mines, ces armes continuent à tuer et mutiler des innocents. Volker Türk, le Haut-Commissaire, souligne : "Il est essentiel que tous les États s'engagent à mettre fin à la production et à l'utilisation de ces armes dévastatrices".
En 2024, près de 1 945 vies ont été perdues et 4 325 personnes blessées à cause des mines et des restes explosifs de guerre. Les pays les plus touchés incluent la Birmanie, la Syrie, l'Afghanistan, l'Ukraine, le Nigeria, le Mali, le Yémen et le Burkina Faso. La Campagne internationale pour l'interdiction des mines a rapporté que plus de 5 000 personnes ont été victimes dans 40 pays en 2025, avec 90% de ces victimes étant des civils – un constat corroboré par le Haut-Commissariat. De plus, les enfants représentent plus de 40% des victimes civiles depuis 1999.
Un accès à des services essentiels empêché
Les mines transforment certaines zones en espaces dangereux, compromettant ainsi l'accès à des services vitaux et provoquant des déplacements de population. Les mines le long des routes entravent également l'acheminement de l'aide humanitaire, ce qui complique davantage la situation pour les civils. En outre, l'ONU note que les contributions au Fonds d'affectation spéciale pour l'assistance à la lutte antimines ont chuté de 125 millions à 46 millions de dollars durant les sept dernières années, soulignant la nécessité d'un engagement international accru face à ce fléau humanitaire.







