Un double séisme d'une puissance sans précédent en plus d'un siècle a frappé le Venezuela, causant la mort d'au moins 32 personnes et entraînant l'effondrement de nombreux bâtiments. D'après des témoignages d'agences comme l'AFP, les scènes de destruction sont si graves qu'un bilan bien plus lourd pourrait s'annoncer.
La région de La Guaira, située au nord de Caracas, est la plus affectée. L'aéroport international de Maiquetía s'est vu contraint de fermer ses portes suite aux dégâts subis, tandis que la ville côtière de Catia la Mar doit faire face à la désolation de plusieurs immeubles effondrés.
Les habitants de Catia la Mar, plongés dans le noir en raison des coupures de courant, s'affairent à dégager les décombres à l'aide de lampes torches, appelant désespérément leurs proches coincés sous les gravats. Lisbeth Vázquez, 37 ans, décrit une scène d'horreur : "Nous avons réussi à fuir juste à temps alors que notre immeuble s'enfonçait totalement. C'était terrifiant. Des voisins sont pris au piège, nous faisons tout pour les aider", témoigne-t-elle.
Larry Rojas, 49 ans, se trouve maintenant face à un tas de débris où sa famille est ensevelie. "Nous n'avons plus rien, pas même le courage d'y retourner", déploré-t-il. Les premières estimations de la présidente par intérim Delcy Rodriguez font état de 700 blessés, alors que la magnitude des secousses atteignait 7,2 et 7,5 selon l'USGS.
Cette catastrophe, qualifiée de la plus puissante depuis 1900, a provoqué des réactions internationales, y compris une offre de secours des États-Unis. "Nous serons aux côtés de nos nouveaux amis", a déclaré le président américain, saluant la coopération avec le Venezuela. La Chine, l'Inde et l'Union européenne ont également proposé des aides, témoignant d'une solidarité qui transcende les tensions politiques.
Selon l'USGS, les répliques pourraient aggraver la situation pour le pays, dont l'économie est déjà en crise. Les conséquences de ce double séisme sont jugées d'une ampleur considérable, et il serait raisonnable de penser que le bilan continuera de grimper.
À Caracas, la panique s'est installée et les rues sont jonchées de débris. Les habitants refusent de retourner chez eux, craignant de nouvelles secousses. Des témoignages évoquent des fissures dans les murs et des objets tombés du plafond, créant un climat de terreur dans la capitale.
Carmen Guédez, 69 ans, se trouvait au chevet de sa sœur lorsque la terre a tremblé. "L'intensité n'a cessé d'augmenter", se souvient-elle. La fermeture de l'aéroport international de Maiquetía complique les efforts pour acheminer l'aide humanitaire, reliant davantage l'importance d'une réponse rapide à cette crise majeure.
Les autorités restent sous pression alors que l'ampleur de la catastrophe devient de plus en plus évidente, tant sur le plan matériel qu'humain. Le Venezuela fait face à un défi colossal alors qu'il lutte pour se reconstruire après ce désastre naturel.







