Détenu en Algérie depuis le 29 juin 2026, le journaliste sportif français Christophe Gleizes fait face à une peine de sept ans de prison, prononcée en appel pour "apologie du terrorisme" suite à un reportage sur le club de la JS Kabylie. Cette situation soulève des interrogations quant à la liberté de la presse dans le pays.
Dans une récente interview sur RTL, sa mère et son beau-père ont partagé des détails poignants sur son état. Ils décrivent un homme physiquement en forme, mais mentalement affecté, se sentant isolé dans un environnement devenu "de plus en plus abstrait" pour lui.
Francis Godard, son beau-père, a exprimé son soutien indéfectible, déclarant : "La place de Christophe est dans une tribune de presse, là où il peut partager son expertise." Godard a également souligné l'importance d'obtenir une aide de la part de la Fifa à l'approche de la Coupe du monde, espérant que cela pourrait influencer la situation de Gleizes.
Les défenseurs des droits humains s'inquiètent de la tendance croissante à criminaliser le travail des journalistes en Algérie. Selon l'ONG Reporters sans frontières, cette affaire en est un exemple alarmant de la répression dont sont victimes les professionnels des médias dans le pays, créant une atmosphère de peur et d'autocensure.
Dans l'attente d'une éventuelle grâce présidentielle, le cas de Gleizes rappelle l'importance cruciale du soutien international pour la protection des droits des journalistes. Les prochaines semaines pourraient être décisives, et l'opinion publique reste vigilante.







