En fin juin dernier, il a été annoncé que les lignes à grande vitesse vers Toulouse et Bayonne demeurent intactes. Cependant, la majorité des trains express régionaux (TER) seront arrêtés pendant les heures de forte affluence à cause de l'état délabré des infrastructures ferroviaires et du matériel roulant. Hors période de canicule, ces mêmes TER subissent déjà des retards incessants. La dégradation des voies ferrées en France apparaît plus que jamais préoccupante.
Interrogeons-nous : une heure gagnée par les passagers d’un TGV vaut-elle plus que dix minutes perdues par des milliers de travailleurs utilisant les trains quotidiens ? Les fonds, déjà limités, devraient-ils être investis dans la création de nouvelles lignes qui doublent les existantes, plutôt que dans l'amélioration du réseau existant qui servirait un plus grand nombre d’usagers ? Certes, un trajet Bordeaux – Toulouse réduit d'une heure peut paraître attrayant, mais au regard des besoins en éducation, santé, justice ou défense, peut-on affirmer raisonnablement que ce gain de temps sur cette ligne est une priorité nationale équivalente ?
Comme l’indique un rapport de la SNCF, la qualité du service public doit passer par une refonte des priorités allouées aux financements. Les experts soulignent que le soutien aux TER pourrait améliorer non seulement la mobilité pour tous, mais aussi contribuer à une transition écologique durable. Plusieurs voix s’élèvent pour plaider en faveur d’un réseau ferroviaire plus équilibré, où l’accessibilité prime sur la seule vitesse.
priorité aux trains régionaux : un choix à repenser
Les choix de transport ferroviaire remettent en question l’équilibre entre rapidité et accessibilité.







