Un candidat de moins sur la scène politique ! Philippe Poutou, figure emblématique du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), a annoncé dimanche qu'il ne se présentera pas à l'élection présidentielle de 2027. Ce choix surprenant, dans un contexte où les déclarations de candidatures affluent à droite comme à gauche, marque un tournant pour le NPA, qui a décidé pour la première fois depuis sa création en 2009 de ne pas présenter de candidat. Le parti a plutôt choisi de se ranger derrière le leader de La France Insoumise (LFI), Jean-Luc Mélenchon, en vue de l'élection.
Cette décision a été officialisée lors d'une conférence nationale du NPA qui a mis l'accent sur la nécessité de s'unir face à la montée de l'extrême droite en France. Laurent Ripart, membre de la direction, a assuré à LCP que pour contrer cette menace, il est essentiel de constituer un "front antifasciste".
Poutou, qui s'est déjà engagé dans trois campagnes présidentielles, a connu des résultats modestes, recueillant 1,15 % des voix en 2012, 1,09 % en 2017, et 0,77 % en 2022. Son retrait ouvre ainsi une nouvelle page pour le NPA, qui s'oriente clairement vers une stratégie de rassemblement en faveur de Mélenchon. En parallèle, le NPA-Révolutionnaires, une faction scissionnée, tente de rassembler les 500 signatures nécessaires pour soutenir leur candidate Selma Labib, militante syndicale et conductrice de bus.
Les réactions au sein des partis de gauche sont diverses. Également en lice, Lutte Ouvrière, dirigé par Nathalie Arthaud, et d'autres formations de l'extrême gauche continuent de préparer leur propre candidature tout en constatant la gravité de la situation actuelle. Les yeux restent donc rivés sur cette nouvelle configuration politique en vue de 2027.







