Ce dimanche 28 juin, Stéphanie Rist, ministre de la Santé, a affirmé sur BFMTV que la France n'a pas encore surmonté la canicule qui s'intensifie depuis plusieurs jours. Bien que certaines régions connaissent une légère baisse des températures, la ministre insiste sur le fait que "l'épisode n'est pas terminé".
Rist a souligné que la situation actuelle, bien que comparable à celle de 2003 en termes météorologiques, ne devrait pas entraîner le même niveau de mortalité. "Nous n'aurons probablement pas la même surmortalité qu'en 2003," a-t-elle déclaré, ajoutant que les conditions sanitaires ont évolué depuis. À titre de comparaison, la canicule de 2003 a causé 15 000 décès, tandis que les mesures préventives mises en place aujourd'hui devraient aider à réduire le nombre de victimes.
La ministre a évoqué des statistiques inquiétantes, indiquant qu'environ 1 000 morts supplémentaires ont été enregistrés depuis mercredi, ce qui représente une augmentation de 40 % des décès à domicile par rapport à la moyenne habituelle. Elle a également fait le point sur la nécessité de veiller sur les plus vulnérables, appelant chacun à frapper à la porte de ses voisins pour s'assurer de leur bien-être.
"La prévention est essentielle : s'assurer d'avoir des pièces fraîches dans les EHPAD peut faire la différence", a ajouté Rist.
Les experts s'accordent à dire que les mesures de prévention mises en place ces dernières années, telles que l'amélioration des infrastructures dans les établissements de santé, devraient atténuer les conséquences d'une canicule prolongée. Comme l'indique un rapport de l'agence nationale de santé publique, il est crucial de maintenir une vigilance constante, surtout en période de fortes chaleurs.
Alors que le pays continue de faire face à cette menace climatique, le message est clair : la vigilance reste de mise pour traverser cette période difficile.







