La Direction Régionale des Finances Publiques (DRFIP) a récemment divulgué les statistiques du contrôle fiscal pour l'année 2025 en Gironde. Les inspecteurs des impôts ont réalisé plus de 27 000 vérifications, aboutissant à un recouvrement impressionnant de 194 millions d'euros. Ces chiffres montrent une légère hausse par rapport à l'année précédente où 137 millions avaient été récoltés lors de 26 000 contrôles.
Au sein des 27 000 contrôles, la majorité (25 228) ont été effectués par voie numérique, explique Samuel Barreault, le directeur régional. « Ces contrôles peuvent être assez rapides, souvent le contribuable n'est même pas conscient d'avoir été contrôlé », ajoute-t-il. Les vérifications sur le terrain, quant à elles, sont moins nombreuses (1 063 en 2025) mais ont généré 116,3 millions d'euros de recouvrement, marquant ainsi leur importance.
La confiance et le contrôle
En 2025, la DRFIP a également transmis 104 dossiers au parquet de Bordeaux et Libourne, une étape requise dans les cas les plus graves, tels que les fraudes dépassant 100 000 euros. Un exemple marquant inclut un entrepreneur du bâtiment girondin, condamné à six mois de prison et à une amende de 15 000 euros pour avoir éludé 151 000 euros de TVA.
« Notre approche est fondée sur la confiance : chaque contribuable est présumé bon payeur. Toutefois, cette confiance implique des contrôles réguliers », souligne Samuel Barreault. Il précise que des pénalités réduites peuvent s'appliquer si des erreurs sont reconnues rapidement par le contribuable, et aucun vérificateur n’a le droit d’initier un contrôle sans raison valable.
Pour déterminer quels audits mener, l'administration utilise divers outils, y compris des analyses d'incohérences dans les déclarations, des algorithmes d'intelligence artificielle, et des échanges automatiques avec d'autres nations. La DRFIP a également eu recours à des photographies aériennes pour détecter des piscines non déclarées, identifiant 11 000 cas en 2022 et 5 000 autres en 2026.







