L’année 2025 a marqué un tournant pour le climat britannique, devenant la plus chaude jamais enregistrée avec une température moyenne de 10,1°C. Le pays a également connu l'été le plus ensoleillé depuis 1910, selon un rapport publié par l'agence météorologique nationale, le Met Office.
Les experts soulignent que le climat du Royaume-Uni a radicalement changé par rapport à celui du XXe siècle. « Ce que nous considérons comme un climat ’normal’ a profondément évolué, particulièrement en ce qui concerne les événements extrêmes de chaleur et de froid », précise Mike Kendon, climatologue et auteur principal du rapport.
Les données révèlent que le printemps et l'été 2025 ont connu une anomalie de température maximale de +2,1°C, tandis que l'ensoleillement a atteint 125 % de la moyenne des années 1991-2020. Les côtes britanniques n'ont pas été épargnées, enregistrant jusqu'à 297 jours de vagues de chaleur marine, un chiffre record depuis 1982, bien au-delà des 178 jours de 2023.
Ce phénomène de réchauffement s'est traduit par une hausse globale de 0,25°C par décennie depuis les années 1980. Au cours des quatre dernières années, quatre d'entre elles figurent parmi les cinq plus chaudes depuis 1884.
L'impact sur les infrastructures est indéniable. Selon Kendon, « une grande partie de nos infrastructures ont été conçues pour un climat qui n'est plus applicable aux conditions actuelles ». Avec une augmentation des jours dépassant les 30°C et des nuits tropicales de plus de 18°C à Londres, le paysage urbain doit s'adapter rapidement.
Face à cette réalité climatique, des entreprises comme Marks & Spencer prennent les devants en investissant dans des équipements adaptés à des températures pouvant grimper jusqu'à 45°C. De son côté, Eurostar a révisé les spécifications de ses nouveaux trains à grande vitesse, optimisant la climatisation pour faire face à des températures pouvant atteindre 55°C, un changement conséquent par rapport à l'ancien seuil de 45°C.
Alors que le Royaume-Uni fait face à ces nouvelles réalités climatiques, des questions cruciales se posent quant à la résilience des infrastructures et à la capacité du pays à s'adapter à ces défis environnementaux de plus en plus pressants.







